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Pénurie de main-d’œuvre –
L’UMQ propose un « fast track » pour les régions

Publié le 19 juin 2019

Québec, le 19 juin 2019 – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a profité de la rencontre de sa Commission sur le développement économique, qui se déroulait aujourd’hui à Québec, pour proposer un « fast track » pour l’immigration en région, afin de résorber les problèmes de pénurie de main-d’œuvre. En présence du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, monsieur Jean Boulet, les mairesses et maires ont salué le travail effectué par le gouvernement dans le cadre la Grande corvée sur les besoins en main-d’œuvre et proposé leurs solutions sur ce qui demeure le principal frein au développement économique du Québec.

L’UMQ a tiré très tôt la sonnette d’alarme sur la pénurie de main-d’œuvre. Plus de 120 000 emplois sont à pourvoir au Québec dans le secteur privé, ce qui fait de l’économie québécoise la championne canadienne des postes vacants.

« Les actions des municipalités ne datent pas d’hier. Déjà, en janvier dernier, j’étais à la tête d’une délégation de mairesses et de maires d’un peu partout au Québec qui s’est rendue en France pour vanter les opportunités d’emploi ici. Maintenant, le gouvernement du Québec semble vouloir redoubler d’ardeur et ne faire l’économie d’aucune solution. Ça tombe bien, on lui propose un remède de cheval », a déclaré d’entrée de jeu monsieur Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville.

Un « fast track » vers les régions pour les travailleurs qualifiés

Après avoir entamé une importante réflexion sur le sujet de la pénurie de main-d’œuvre, l’UMQ invite maintenant le ministre Jean Boulet à s’approprier plusieurs de ses idées.

« Monsieur Boulet est proactif et nous l’apprécions. Puisque la Grande Corvée se veut un exercice d’écoute, les municipalités se font aujourd’hui entendre. Nous voulons une immigration qui s’installe en région, où les besoins sont les plus criants. Pour ce faire, pourquoi ne pas proposer, en droite ligne avec la volonté gouvernementale, un parcours personnalisé, un processus de type « fast track » à la candidate ou au candidat à l’immigration qui a une offre d’emploi validée en région? Notre mission en France a bien démontré que, si le Québec est attractif, les travailleurs qualifiés n’ont pas le réflexe d’imaginer une carrière à Deux-Montagnes, à Drummondville ou à Matane », a déclaré monsieur Denis Martin, président de la Commission sur le développement économique de l’UMQ et maire de Deux-Montagnes.

Parmi les autres solutions mises de l’avant par l’UMQ, mentionnons le maintien à l’activité des travailleurs expérimentés. Malgré les annonces faites dans le dernier budget québécois, les mairesses et maires du Québec demandent une fiscalité en plus souple pour celles et ceux qui souhaiteraient retarder leur départ à la retraite.

Les derniers chiffres de l’emploi publiés ce matin sont un miroir aux alouettes pour le porte-parole de l’UMQ.

« Si le chômage est si bas, c’est que la population active diminue. Il ne peut donc être un indicateur fiable du dynamisme de notre économie. Si nous sommes maintenant les champions de bas taux de chômage, nous sommes aussi les champions de la pénurie de main-d’œuvre au Canada », a conclu monsieur Cusson, qui accueille positivement l’annonce de la hausse progressive des seuils d’immigration pour les prochaines années.

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