Écho de la présidence

Écho de la présidence

L’UMQ réitère son ferme appui au projet de loi 122

À l’occasion de nos assises qui avaient lieu les 4 et 5 mai derniers, j’ai réitéré au premier ministre du Québec, monsieur Philippe Couillard, et au ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, monsieur Martin Coiteux, l’appui sans équivoque de l’UMQ et de l’ensemble du milieu municipal au projet de loi 122 reconnaissant les municipalités comme des gouvernements de proximité.

J’ai également remercié le premier ministre d’avoir livré ses engagements et enjoint les députés de l‘Assemblée nationale d’adopter ce projet de loi d’ici la fin de la session parlementaire.

Le projet de loi 122 permet aux municipalités de réaliser des gains historiques, au bénéfice de l’ensemble des citoyens. Le milieu municipal est prêt pour les changements proposés, prêt à assumer pleinement de nouveaux pouvoirs, prêt pour l’autonomie.

Il est aussi prêt à prendre les responsabilités et l’imputabilité qui en sont les corollaires. Il faut nous faire confiance, se faire confiance, et aller jusqu’au bout de la modernisation du cadre législatif dans lequel évoluent les municipalités. Il ne faut pas rester figé dans le passé.

À ce sujet, j’ai particulièrement insisté sur la nécessité de renouveler le processus de participation citoyenne dans les municipalités, en l’amenant au 21e siècle et en délaissant l’actuel processus d’approbation référendaire, en raison de son caractère dysfonctionnel et axé sur la division. J’ai d’ailleurs exprimé au ministre Coiteux notre volonté de participer activement au groupe de travail pour l’élaboration d’un cadre de référence en matière d’urbanisme participatif.

Il est maintenant essentiel que l’ensemble des parlementaires, tous partis confondus, travaille ensemble pour que les changements proposés avec le projet de loi 122 puissent se concrétiser dans l’intérêt de l’ensemble des citoyennes et des citoyens.

Vers un plan économique pour les régions

Lors de notre Forum sur le développement économique auquel participaient plus de 500 personnes, j’ai rappelé la nécessité que le milieu municipal se dote d’un plan économique pour les régions. Après une année de tournée en région, de réflexion et d’actions ciblées, j’ai la profonde conviction que c’est la voie que nous devons prendre.

C’est aux élues et élus municipaux de s’imposer comme les promoteurs de leurs milieux. L’heure n’est plus à attendre les grandes stratégies définies par les autres paliers de gouvernement. Nous devons nous aussi nous définir, définir le rôle que nous voulons jouer, que nous devons jouer. Et convenir ensemble des outils dont nous avons besoin et des priorités économiques.

Bernard Sévigny

Maire - Sherbrooke

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