Autonomie municipale

Québec, le 29 mai 2017 À la veille de la reprise des travaux parlementaires, une délégation d’élues et d’élus de municipalités de toutes tailles et de toutes les régions du Québec s’est réunie à l’hôtel de ville de Québec pour réitérer l’importance que revêt l’adoption, avant la fin de la session parlementaire, du projet de loi 122 reconnaissant les municipalités comme des gouvernements de proximité. Pour l’UMQ, c’est une question de respect de la démocratie municipale.

Rappelant aux parlementaires que le projet de loi 122 n’est pas une réforme improvisée, mais le résultat de cinq années de consultations, de discussions entre le milieu municipal, les citoyens, les acteurs socio-économiques et les trois principaux partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, le président de l’UMQ et maire de Sherbrooke, monsieur Bernard Sévigny, a déclaré : « Au nom de l’autonomie et de la démocratie municipales, nous demandons aux parlementaires de ne pas remettre cette réforme à plus tard. Cela fait déjà trop longtemps que le monde municipal attend. Ailleurs, pas plus loin qu’en Ontario, qu’en Alberta, qu’en Colombie-Britannique, les municipalités sont depuis longtemps reconnues comme des gouvernements locaux avec une autonomie accrue. Il est important d’adopter le projet de loi 122 d’ici la fin de la présente session parlementaire afin que les candidats et les citoyens connaissent le nouveau cadre législatif municipal avant les élections municipales. »

« Aujourd’hui, nous demandons aux parlementaires de faire confiance aux élues et élus municipaux qui sont élus démocratiquement et qui représentent le palier de gouvernement le plus près des citoyens », a ajouté le premier vice-président de l’UMQ et maire de Drummondville, monsieur Alexandre Cusson.

« Clairement, les enjeux qui sont sur la table dans le projet de loi 122 ont été déjà débattus de long en large depuis des années. La question qui se pose aujourd’hui, c’est oui ou non à l’autonomie municipale, oui ou non à la décentralisation des pouvoirs », a indiqué le deuxième vice-président de l’UMQ et maire de Lévis, monsieur Gilles Lehouillier.

« Il faut favoriser une forte participation citoyenne. Nous appuyons la proposition du ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire de mettre fin à l’obligation de l’approbation référendaire et de mettre en place un cadre de référence moderne de la participation publique.  Le milieu municipal est prêt pour ces changements. Les municipalités sont parfaitement capables d’exercer leurs compétences et le font dans l’intérêt collectif », a conclu le président du Caucus des grandes villes de l’UMQ et maire de Gatineau, monsieur Maxime Pedneaud-Jobin.