Publié le 24 mars 2026

L’UMQ vient de publier une étude “Portrait de l’état des centres-villes et des cœurs villageois au Québec” qui révèle une perte de vitalité préoccupante des centres-villes et des cœurs villageois, tout en identifiant des pistes de solutions concrètes pour renverser la tendance.
Un portrait sans équivoque : les centres-villes et cœurs villageois s’essoufflent
Les centres-villes et les cœurs villageois du Québec jouent un rôle économique et social majeur. Ils concentrent des services publics, des emplois, des commerces essentiels, des lieux culturels et des espaces de vie qui façonnent l’identité locale. Pourtant, leur vitalité se dégrade.
Selon l’étude, 45% des municipalités estiment que la vitalité économique de leur cœur villageois ou de leur centre-ville s’est détériorée au cours de la dernière décennie. À peine 29% la jugent bonne. Ces perceptions traduisent une réalité de terrain : perte de commerces de proximité, taux d’inoccupation commerciaux élevés dans plusieurs milieux, lente érosion des valeurs foncières dans les centres comparativement aux secteurs périphériques.
Un tissu commercial en mutation rapide
Parmi les commerces de proximité, seules les pharmacies augmentent leur présence (+12%). Elles répondent à une demande croissante liée au vieillissement de la population. À l’inverse, plusieurs types de services de base sont en déclin :
Cette transformation s’explique aussi par des tendances structurelles, comme la montée du commerce en ligne (60% des municipalités y voient un impact), des coûts d’exploitation plus élevés, la concurrence des grands centres commerciaux et les effets du télétravail.
Un aménagement inégal selon les types de municipalités
Les municipalités disposant d’équipements structurants (hôpitaux, centres commerciaux, marchés publics, établissements d’enseignement postsecondaires) s’en sortent mieux en termes de dynamisme de leur tissu commercial. Les autres municipalités peuvent accuser un déficit marqué : peu de lieux culturels, peu d’infrastructures majeures et une offre résidentielle dominée par des logements unifamiliaux.
Cette faible diversification résidentielle dans les plus petits centres-villes et cœurs villageois freine l’arrivée de nouveaux ménages, en particulier les jeunes et les familles.
Un phénomène mondial, aggravé en contexte rural
L’étude compare la situation québécoise à celle de la France, de l’Allemagne, de la Suisse, des États-Unis et de l’Ontario. Partout, les municipalités font face aux mêmes défis : vacances commerciales, concurrence des grandes surfaces, développement périphérique, exode des jeunes, faible densité résidentielle, difficulté à attirer des investisseurs.
Des pistes de solutions
Il est proposé 4 grands axes d’intervention pour agir sur la situation actuelle dans les centres-villes et les cœurs villageois :
L’étude montre que si les municipalités bénéficient d’un soutien financier, réglementaire et stratégique accru du gouvernement du Québec, les centres-villes et les cœurs villageois en difficulté aujourd’hui peuvent retrouver leur vitalité et jouer pleinement leur rôle de moteurs économiques et sociaux.
Pour consulter l’étude UMQ-Aviséo “Portrait de l’état des centres-villes et des cœurs villageois au Québec”, cliquez ici.
L’UMQ vient de publier une étude, Portrait de l’état des centres‑villes et des cœurs villageois au Québec, qui met en lumière une perte de vitalité préoccupante des centres‑villes et des cœurs villageois, tout en identifiant des pistes de solutions concrètes pour renverser la tendance.
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