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Sécurité au travail : Résumés des enquêtes de la CNESST

Publié le 24 février 2026

Signaleur de chantier écrasé par une remorque basculante sur un chantier : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Un signaleur de chantier est décédé après avoir été happé par la remorque basculante d’un tracteur routier lors d’une manœuvre de recul. L’accident s’est produit alors que le signaleur dirigeait simultanément la circulation des usagers et les manœuvres de recul des camions affectés à la livraison de pierre concassée.
Au moment où une automobiliste s’approchait de l’entrée du site, le signaleur s’est immobilisé derrière la remorque. Le camionneur, croyant pouvoir effectuer une courte marche arrière pour se repositionner vers le chemin d’accès, n’a pas aperçu le signaleur se trouvant directement dans son angle mort.

L’enquête révèle trois causes principales :

  • Le camionneur a effectué une manœuvre de recul sans direction par un signaleur, heurtant celui-ci.
  • Une planification inadéquate de l’accès au chantier exposait inutilement les travailleurs aux manœuvres de recul.
  • Le signaleur devait gérer la circulation routière et les mouvements des véhicules de chantier en même temps, augmentant considérablement son exposition au danger.

La CNESST juge que l’accident aurait pu être évité si l’accès avait été organisé pour limiter, voire éliminer, les manœuvres en marche arrière.

Consulter le rapport en cliquant ici.

Décès d’un travailleur de l’entreprise Excavation Villeneuve à la suite de la chute du godet d’une pelle hydraulique : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Lors de travaux d’excavation visant à dégager des conduites d’aqueduc, un travailleur se trouvait au fond d’un creusement afin de guider l’opérateur d’une pelle hydraulique. Un godet étroit venait tout juste d’être inséré dans l’attache rapide de la pelle. En le redressant pour poursuivre les travaux, le godet s’est décroché soudainement, est tombé dans l’excavation et a roulé vers le travailleur, le projetant violemment contre la paroi.

Les conclusions de la CNESST mettent en évidence deux éléments déterminants :

  • Le mauvais arrimage du godet : les axes n’étaient pas sécurisés dans l’attache rapide, ce qui a permis au godet de se détacher.
  • Une méthode de travail dangereuse : le travailleur se trouvait trop près de la pelle en mouvement, dans une zone où il risquait d’être frappé par un équipement lourd.

L’organisme estime que l’accident aurait pu être évité si une vérification physique de l’accouplement du godet avait été réalisée et si la tâche de guidage avait été faite à l’extérieur du rayon d’action de la pelle.

Consulter le rapport en cliquant ici.

Décès d’une signaleuse routière de l’entreprise T.G.C. inc. : la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

Une signaleuse routière a perdu la vie après s’être retrouvée dans l’angle mort d’une niveleuse avançant vers la zone de travaux. Alors qu’elle se déplaçait dos à la machine pour rejoindre son poste, l’opérateur – dont la visibilité était limitée vers l’avant et sur les côtés – n’a jamais aperçu la travailleuse. Celle-ci s’est retrouvée directement dans la trajectoire de la niveleuse.

La CNESST conclut que plusieurs facteurs organisationnels ont contribué à l’accident :

  • Absence de plans de circulation et de signalisation routière conformes aux normes du Tome V – Signalisation routière.
  • Gestion déficiente de la circulation des usagers et des véhicules de chantier, plaçant la signaleuse dans une zone active de travail.
  • Manque de mesures pour réduire l’exposition du personnel au danger, telles que des méthodes de contrôle alternatives ou une fermeture temporaire de l’intersection.

Selon la CNESST, une fermeture complète, même courte, aurait permis de réaliser les travaux de pavage en toute sécurité, en séparant adéquatement les travailleurs et les véhicules.

Consulter le rapport en cliquant ici.

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