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Mobilisation historique: une trentaine d’organisations unies pour exiger des mesures urgentes en immigration

Publié le 13 février 2026

 

Québec, le 13 février 2026 — À l’invitation du président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Mascouche, monsieur Guillaume Tremblay, plus d’une trentaine d’organisations se sont réunies pour réaffirmer un message sans équivoque aux gouvernements du Québec et du Canada : le Québec ne peut pas se priver des personnes immigrantes déjà bien établies sur son territoire.

Ces organisations, qui portent la voix des municipalités, du monde économique, des travailleuses et travailleurs, du milieu de l’enseignement supérieur ainsi que de plusieurs secteurs clés de notre économie, dénoncent les conséquences importantes des récentes décisions des gouvernements du Québec et du Canada en immigration.

Des mesures urgentes réclamées

  • Gouvernement du Québec : mettre en place dès maintenant une clause de droits acquis pour les orphelins du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
  • Gouvernement du Canada : réduire la pression en renouvelant les permis temporaires des personnes déjà au Québec, notamment ceux du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) tout en permettant de recruter des personnes dans les secteurs où les besoins sont critiques.

« Le mouvement des cœurs bleus rassemble des voix de partout au Québec pour dire que les personnes immigrantes font partie de nos communautés et qu’elles sont indispensables. Cette mobilisation est un moment historique. On ne peut pas les laisser dans l’incertitude actuelle et sans solution. Les impacts se font déjà sentir dans nos milieux de vie. Les deux gouvernements doivent collaborer et agir avec responsabilité, car le temps est compté pour des milliers de personnes. On demande des solutions maintenant pour donner de l’oxygène à tout le monde »
– Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

« Nos régions ne peuvent se permettre de perdre celles et ceux qui contribuent déjà à leur vitalité; dans un contexte de déclin démographique, le devoir du gouvernement est de leur offrir des perspectives claires, de respecter la parole donnée en mettant fin à l’incertitude quant à leur avenir dans nos communautés. »
– Jacques Demers, président de la FQM, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog.

« Les restrictions au PTET imposées par Ottawa ainsi que la baisse des seuils d’immigration et l’abolition du PEQ par Québec ont plongé les entreprises qui emploient des travailleurs étrangers dans l’incertitude. Restreindre l’accès à ces travailleurs qualifiés alors que 1,4 million de postes deviendront vacants d’ici 2033 au Québec est un non-sens économique. Cela force déjà des entreprises à annuler des contrats, suspendre des investissements et réduire leur production, faute de main-d’œuvre disponible. Les deux gouvernements doivent agir rapidement pour éviter de plomber l’économie du Québec et de ses régions. »
– Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.

« Ce sont des travailleuses et des travailleurs déjà parmi nous depuis des mois, parfois des années. Ils s’intègrent, parlent ou apprennent le français, paient des impôts, s’impliquent dans leur communauté et contribuent activement à la vitalité de nos régions. Les forcer à partir serait non seulement injuste, mais profondément contre-productif. »
– Robert Comeau, président de l’APTS, Martin Trudel, troisième vice-président du SPGQ, Luc Vachon, président de la CSD, Michel Girard, vice-président du SFPQ, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Daniel Cloutier, vice-président de la FTQ et directeur québécois du syndicat Unifor, Mélanie Hubert, présidente de la FAE, Isabelle Trépanier, secrétaire générale de la FIQ et Pascal Côté, troisième vice-président, centrale des syndicats du Québec.

« Selon un sondage récent de la FCEI, 56% des PME s’inquiètent des effets d’une baisse de l’immigration sur leur région. Elles sont quasi unanimes à demander que Québec et Ottawa adoptent une meilleure collaboration. C’en est assez de voir les deux gouvernements adopter des restrictions, se renvoyer la balle et repousser les décisions pouvant mettre à risque des emplois. C’est le moment de mettre en place un véritable pont vers la résidence permanente pour les travailleurs qui sont déjà ici et qui contribuent à notre société ».
– François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

« Jean-François Roberge a réussi un tour de force : rassembler maires, milieu de l’entrepreneuriat, syndicats et personnes étudiantes pour dénoncer sa réforme en immigration mal ficelée. Même les candidats à la chefferie de son parti l’ont désavouée. Ces personnes, déjà intégrées, qui étudient, travaillent, parlent français et renforcent le Québec, méritent mieux. Il doit réparer les torts causés, agir maintenant et offrir une immigration plus humaine avec le PEQ et une clause de droit acquis. »
– Flora Dommanget, présidente de l’Union étudiante du Québec.

« Mettre fin au PEQ – volet Diplômés, a affaibli un levier qui fonctionnait. Chaque année, des étudiantes et des étudiants choisissaient le Québec, apprenaient le français, s’intégraient dans nos cégeps et s’enracinaient dans nos régions notamment grâce à l’accès au PEQ – volet Diplômés. Ils répondaient à des besoins bien réels de main-d’œuvre et contribuaient à la vitalité économique, sociale et culturelle de nos milieux. Leur retirer, en cours de route, une voie claire pour poursuivre leur parcours professionnel ici a créé de l’instabilité et brisé la confiance. Nous demandons le rétablissement du PEQ – volet Diplômés et la mise en place de mesures transitoires justes, pour celles et ceux qui ont fait le choix du Québec. »
– Marie Montpetit, présidente-directrice générale, Fédération des cégeps.

« Les restrictions récentes au Programme des travailleurs étrangers temporaires fragilisent directement la productivité, la compétitivité et la croissance des PME québécoises. En privant les entreprises de travailleurs spécialisés essentiels, on ralentit la production, on met en péril des contrats et on affaiblit l’économie régionale, tout en plongeant inutilement des travailleurs déjà établis dans l’incertitude. Sans clause de droits acquis ni mesures transitoires, le Québec s’expose à des pertes économiques majeures. Il est urgent d’offrir un cadre prévisible et adapté à la réalité des entreprises ».
– Jennifer Poiré, présidente-directrice générale du Groupe Castech/Plessitech et porte-parole de l’Alliance main-d’œuvre étrangère.

« L’économie sociale repose sur des principes d’inclusion, de solidarité et de prise en charge par les communautés. La réforme du PEQ proposée va à l’encontre de ces valeurs fondamentales, et des efforts par une diversité d’acteurs de la société civile qu’ils soient ceux qui développent du logement abordable, assurent des soins aux personnes vulnérables, offrent des lieux d’animation de la communauté ou contribuent autrement à la pleine intégration de nouveaux arrivants au Québec. »
– Béatrice Alain, directrice générale, Chantier de l’économie sociale.

« Aujourd’hui, Éducation internationale se joint à cette mobilisation parce que la cohérence des politiques d’immigration est essentielle à la réussite de la mission du réseau scolaire et des centres de formation professionnelle : former des travailleurs qualifiés dont ont besoin les employeurs dans toutes les régions du Québec. »
– Lysiane van der Knaap, directrice générale d’Éducation internationale.

« L’hôtellerie québécoise fait face à une crise à la fois opérationnelle et humaine. Ces personnes immigrantes intégrées dans nos établissements sont au coeur de nos équipes, de notre capacité d’accueil et de la qualité des services offerts dans toutes les régions du Québec. Les maintenir dans l’incertitude fragilise nos opérations, freine notre développement et accentue la pression sur des équipes déjà fortement sollicitées. Il faut leur offrir des perspectives claires, humaines et durables pour la stabilité de notre industrie et la force de l’économie touristique québécoise. Il est urgent d’agir pour protéger ces talents qui contribuent déjà pleinement au Québec. »
– Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale de l’Association Hôtellerie du Québe

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