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Annonce sur le Programme de sélection des travailleurs qualifiés – Des mesures déjà connues et insuffisantes aux besoins des régions

Publié le 30 janvier 2026

 

Montréal, le 30 janvier 2026 — L’Union des municipalités du Québec (UMQ) réagit à l’annonce du ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, M. Jean-François Roberge, portant sur le Programme de sélection des travailleurs qualifiés.

L’engagement du gouvernement d’émettre des invitations sur une base mensuelle demeure largement insuffisant pour rassurer les personnes affectées par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

La nécessité d’une voie de passage pour les travailleuses et les travailleurs non qualifiés

Un enjeu majeur persiste : l’absence d’une voie d’accès à la résidence permanente pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs déjà présents au Québec lors de l’abolition du PEQ. L’UMQ interpelle tous les partis politiques afin de trouver une solution pour ces personnes indispensables au bon fonctionnement des collectivités partout au Québec.

La clause de droit acquis pour ces personnes et l’abandon des restrictions au Programme des travailleurs étrangers temporaires sont d’autant plus nécessaires. Le gouvernement du Canada doit prendre en compte la spécificité du Québec et sécuriser le statut de ces personnes en attendant une solution pérenne pour celle qui souhaitent rester. À cet effet, les obligations linguistiques mises en place récemment par le gouvernement du Québec sont également impossibles à remplir pour le renouvellement de ces permis.

Un appui populaire aux demandes municipales

Selon un sondage Léger commandé par l’UMQ, 79 % de la population estime que la planification de l’immigration doit refléter les besoins particuliers de toutes les régions du Québec et que les personnes immigrantes déjà en emploi et bien établies puissent y rester.

« Au fil de ma tournée du Québec, je fais un constat clair : l’avenir économique et social du Québec repose sur une immigration adaptée aux besoins sur le terrain. L’annonce du gouvernement du Québec aujourd’hui est largement insuffisante pour réparer la situation qu’il a lui-même créée en abolissant le PEQ sans préavis. Nos dépanneurs, nos garderies, nos restaurants et nos épiceries reposent sur des gens qui ont choisi le Québec. Les décisions des gouvernements du Québec et du Canada en immigration sont déconnectées des réalités vécues partout au Québec. » a réagit Guillaume Tremblay, maire de Mascouche et président de l’Union des municipalités du Québec.

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