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Travailleurs étrangers temporaires : un répit d’un an pour certaines entreprises du Québec

Publié le 13 mars 2026

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) reconnaît le premier geste du gouvernement du Canada concernant les travailleurs étrangers temporaires qui souhaitent obtenir la résidence permanente. Cette décision ne répond que partiellement aux demandes portées par l’UMQ puisque les restrictions aux Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) demeurent largement inchangées.

Une réponse attendue du gouvernement du Canada

L’UMQ a fait une demande claire au gouvernement du Canada soit de renouveler rapidement les permis temporaires des personnes déjà au Québec, incluant celles issues du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), et d’assouplir les règles de recrutement dans les secteurs où les besoins sont critiques.

La principale mesure annoncée vise à pallier l’absence de transition entre le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Cela réduira la pression pour certains travailleurs qui souhaitent obtenir une résidence permanente.

Toutefois, les restrictions imposées au PTET depuis 2024 restent en grande partie en place. La majorité des entreprises du Québec qui démontrent ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins avec la main-d’œuvre locale n’auront aucun répit.

« Depuis l’appel à la mobilisation des cœurs bleus il y a un mois, ce sont plus de 350 municipalités, qui ont appuyé les demandes de l’UMQ par le biais de résolutions. La forte mobilisation aux quatre coins du Québec a démontré l’ampleur du consensus et l’urgence d’agir. Aujourd’hui, le gouvernement du Canada répond à certaines demandes portées par les élues et élus municipaux, mais ce n’est pas suffisant pour plusieurs régions du Québec » a déclaré monsieur Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

« L’annonce d’aujourd’hui est un premier pas, mais la mesure temporaire est très restreinte. Ça implique que le gouvernement du Québec soit en mesure de traiter rapidement les dossiers des travailleurs qui souhaitent accéder à la résidence permanente. Pour les travailleurs qui ne souhaitent pas accéder à la résidence permanente, le plafond de 15% pourrait tout de même faire en sorte qu’ils ne soient pas renouvelés. Plusieurs entreprises ne pourront pas bénéficier des mesures annoncées aujourd’hui et c’est notre économie qui va en souffrir. » a ajouté monsieur Marc-Alexandre Brousseau, président de la commission sur l’immigration de l’UMQ et maire de Thetford Mines.

Des représentants de l’UMQ à Ottawa

Le 23 mars prochain, une délégation de mairesses et de maires membres de l’UMQ se rendra à Ottawa afin de rencontrer des élues et élus du gouvernement du Canada et des partis d’opposition afin de continuer de porter les demandes de l’ensemble des régions du Québec concernant le dossier des travailleurs étrangers temporaires et de leur avenir au Québec.

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