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Violence conjugale et féminicides

Publié le 26 avril 2021

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Extrêmement préoccupé par la crise de féminicides qui touche le Québec depuis le début de l’année, le gouvernement du Québec investit 222,9 M$ sur cinq ans pour mettre en place des mesures prioritaires dans le but de prévenir la violence conjugale et les féminicides ainsi que pour assurer de manière concrète et efficace la sécurité des victimes.

À la lumière des recommandations du Comité d’experts sur l’accompagnement des personnes victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale, de même que des consultations menées par le gouvernement au cours des dernières années, ces mesures prioritaires viennent bonifier celles qui sont déjà en place. Elles seront déployées partout au Québec, y compris auprès des Premières Nations et des Inuits.

L’une des principales mesures prévoit un financement additionnel de 92 M$ sur cinq ans pour les maisons d’aide et d’hébergement de première étape. Ces sommes permettront l’embauche de ressources pour bonifier rapidement l’offre de services externes aux victimes (par exemple l’écoute téléphonique, l’accompagnement et les services sociaux) ainsi que la création et la consolidation de places.

Le plan présenté et les investissements supplémentaires qui s’y rattachent visent à s’attaquer au fléau de la violence conjugale sous tous ses angles. Les autres mesures financées feront l’objet d’annonces ultérieures et serviront notamment à :

  • faciliter la sortie urgente d’un milieu dangereux et l’accès immédiat à une solution d’hébergement temporaire pour les femmes et leurs enfants;
  • augmenter le financement des organismes d’aide aux hommes ayant des comportements violents;
  • pérenniser les cellules d’intervention rapide intersectorielle existantes et en développer d’autres dans le but de couvrir toutes les régions;
  • assurer la création de nouvelles unités d’hébergement de deuxième étape;
  • ajouter des effectifs en violence conjugale au sein des corps de police, des services correctionnels et du Directeur des poursuites criminelles et pénales;
  • consolider l’intervention de l’organisme SOS violence conjugale, entre autres en bonifiant sa ligne téléphonique d’urgence et de référence 24/7 d’un service par clavardage et par texto;
  • appliquer dans l’ensemble du Québec, à l’exception de la cour itinérante, le principe de la poursuite verticale en matière de violence conjugale et d’agressions sexuelles, afin que la personne victime puisse être accompagnée d’un seul et même procureur du début à la fin.

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