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Un rapport conclut que les infrastructures publiques canadiennes sont menacées

Ottawa, le 9 octobre 2019 – Un rapport publié  montre qu’un nombre considérable d’infrastructures publiques sont vieillissantes et en mauvais état, ce qui renforce la demande pour que des investissements à long terme soient consentis pour leur renouvellement afin de répondre aux besoins des Canadiens.

« Nous parlons de routes, de ponts, de bibliothèques, d’arénas, etc., c’est-à-dire d’infrastructures sur lesquelles les Canadiens comptent chaque jour », a déclaré Bill Karsten, président de la Fédération canadienne des municipalités (FCM). « Des infrastructures fiables et en bon état soutiennent la qualité de vie des collectivités de partout au pays et par conséquent, ces constatations devraient fortement préoccuper les Canadiens. »

Le Bulletin de rendement des infrastructures canadiennes de 2019, qui est le fruit d’une collaboration entre la FCM et sept organisations partenaires, examine l’état actuel des infrastructures publiques au Canada. Voici quelques-unes des principales constatations du rapport :

  • Près de 40 pour cent des routes et des ponts au pays sont dans un état qualifié de passable, mauvais ou très mauvais, et 80 pour cent de ces infrastructures sont âgées de plus de 20 ans.
  • De 30 à 35 pour cent des installations récréatives et culturelles sont dans un état qualifié de passable, mauvais ou très mauvais. Dans certaines catégories (notamment les piscines, les bibliothèques et les centres communautaires), plus de 60 pour cent des infrastructures sont âgées de plus de 20 ans.
  • Trente pour cent des infrastructures hydrauliques (comme les conduites principales et les égouts) sont dans un état qualifié de passable, mauvais ou très mauvais.

« Le rapport démontre l’importance de l’investissement à long terme dans le renouvellement des infrastructures existantes dans nos collectivités, en plus des projets de construction qui sont envisagés », a précisé M. Karsten. « Pour les élus municipaux, la meilleure façon d’y parvenir est d’utiliser le transfert fédéral du Fonds de la taxe sur l’essence. » 

Chaque année, par l’entremise du Fonds de la taxe sur l’essence, le gouvernement fédéral octroie 2 milliards de dollars directement à 3 600 municipalités pour le renouvellement d’infrastructures. Le défi consiste à augmenter la portée de ce mécanisme de financement. Chaque année, de nombreux projets clés ne parviennent pas à obtenir du financement. 

« Le transfert du Fonds de la taxe sur l’essence fonctionne parce qu’il donne les moyens d’agir aux élus municipaux. Après tout, c’est ceux qui connaissent le mieux les besoins et qui ont des projets prêts à être réalisés sur le terrain », a ajouté Bill Karsten. « Sans une action immédiate, les services essentiels sur lesquels comptent les Canadiens seront menacés au cours des dix prochaines années. »

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