Réunion du conseil d’administration de l’UMQ

Lévis, le 19 février 2016À l’occasion de leur réunion aujourd’hui à Lévis, les membres du conseil d’administration de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ont réitéré l’importance de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat avec les municipalités et de la pleine reconnaissance des gouvernements de proximité. Tant pour les grandes villes que les municipalités locales, de centralité et des cités régionales, la nécessité de réviser le cadre des relations du travail et de simplifier les redditions de comptes a été réaffirmée.

Plusieurs dossiers étaient à l’ordre du jour. Toutefois, celui des infrastructures a particulièrement retenu l’attention des élues et élus municipaux qui craignent, encore une fois, de perdre temps et argent en raison des longues négociations entre le gouvernement du Québec et du Canada.

« Près de deux ans après la mise en œuvre du Fonds Chantier Canada, le gouvernement du Québec n’a engagé aucun projet de l’enveloppe de 1,6 milliard $ réservée à la province. Pourtant, des dizaines de projets municipaux évalués en milliards de dollars sont prêts. C’est pourquoi l’UMQ demande au gouvernement du Québec de mettre en place, dès maintenant, la procédure d’appels de projets pour les municipalités et confirme le montant qu’il réservera aux municipalités », a déclaré la présidente de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie, madame Suzanne Roy.

De plus, le gouvernement fédéral s’est engagé à lancer un nouveau plan d’infrastructures visant à doubler son niveau d’investissements pour les deux prochaines années et à investir plus de 60 milliards de dollars additionnels sur un horizon de dix ans. L’UMQ demande au gouvernement fédéral d’accroître sa contribution financière aux municipalités à un minimum de 50 % d’aide financière.

« Pour s’assurer que l’argent ne reste pas dans les coffres à Ottawa, mais qu’il soit investi rapidement dans l’économie québécoise, la meilleure voie est celle des infrastructures municipales. Les municipalités peuvent rapidement démarrer des projets dans toutes les régions du Québec. Du même souffle, les municipalités doivent être partie prenante des discussions lors de la conception et la mise en œuvre des prochains programmes d’infrastructures. Nous sommes trois partenaires à payer, il faudrait être trois à décider des priorités », a ajouté Madame Roy.

L’UMQ souligne que 58 % des infrastructures publiques sont municipales. Les enjeux sont de taille pour les municipalités qui doivent planifier leurs travaux et leur budget pour répondre aux besoins évolutifs des citoyens. Pour l’UMQ, il est clair que les municipalités ne doivent pas être pénalisées par la lenteur des discussions entre le gouvernement du Québec et celui d’Ottawa, comme cela a trop souvent été le cas dans le passé.

Allocation de transition des élues et élus municipaux
Enfin, le conseil d’administration s’est prononcé pour des modifications législatives afin d’abolir les allocations de transition des élues et élus municipaux qui quittent en cours de mandat sans raison valable. L’UMQ fera une demande formelle au ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire afin de légiférer rapidement pour que cesse une situation qui a assez duré.