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Réunion du Comité sur la forêt de l’UMQ à La Tuque –
Le bois d’œuvre et le caribou forestier au sommet des priorités des régions forestières

La Tuque, le 28 août 2019 – Des mairesses et maires de différentes régions forestières du Québec, membres du Comité sur la forêt de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), se sont réunis aujourd’hui à La Tuque pour faire le point sur les dossiers prioritaires des communautés forestières. Deux enjeux ont particulièrement dominé les échanges : les négociations Canada-États-Unis sur le bois d’œuvre et l’élaboration de la Stratégie pour les caribous forestiers et montagnards.

Bois d’œuvre

Alors que l’accord Canada-États-Unis sur le bois d’œuvre résineux est échu depuis octobre 2015 et que les négociations entourant une nouvelle entente sont toujours sur la glace, les élues et élus ont demandé aux chefs des partis politiques de clarifier leurs intentions quant à ce dossier prioritaire, à quelques semaines du déclenchement de la campagne électorale fédérale.

« Il est impératif de régler, une fois pour toutes, le dossier du bois d’œuvre entre le Canada et les États-Unis. Cette situation n’a que trop duré et le statu quo n’est plus acceptable. Les chefs fédéraux doivent expliquer ce qu’ils entendent faire à cet égard, de même que le soutien qu’ils entendent offrir aux entreprises et aux communautés impactées par ce conflit commercial qui affecte l’ensemble de l’économie du Québec », a déclaré le président du Comité sur la forêt de l’UMQ et maire de Val-d’Or, monsieur Pierre Corbeil.

Rappelons que dans sa plateforme fédérale, l’UMQ réclame notamment des garanties de protection des secteurs du bois d’œuvre et de la métallurgie dans les prochaines rondes de négociations d’accords de commerce internationaux.

Caribou forestier et montagnard

Par ailleurs, dans le cadre de l’élaboration de la Stratégie pour les caribous forestiers et montagnards, les mairesses et maires ont réitéré l’importance de concentrer la majeure partie des efforts de protection du caribou sur les éléments-clés de l’habitat, là où les chances de succès sont les meilleures, en minimisant les impacts socio-économiques. L’objectif est de trouver un point d’équilibre, avec un impact quasi-nul sur les emplois directs et indirects.

« La fermeture d’entreprises, l’annulation de volumes de bois et la fermeture de chemins auraient des impacts majeurs pour l’industrie et les communautés. Il ne faut pas oublier les activités de divertissement, dont les pourvoiries, les droits de chasse et de pêche et les droits d’exploration, ainsi que les travaux sylvicoles, dont le reboisement et la remise en production de territoires qui ont été dévastés par des feux de forêts. La forêt, c’est du multiusage », a souligné Monsieur Corbeil.

À ce sujet, les membres du Comité sur la forêt de l’UMQ participeront activement, au cours des prochains mois, aux groupes opérationnels régionaux, à la Table des partenaires ainsi qu’à la Table locale de gestion intégrées des ressources et du territoire, pour faire valoir les intérêts de leurs communautés.

Notons enfin que les élues et élus, à l’invitation du maire Pierre-David Tremblay, ont profité de leur passage en Haute-Mauricie pour visiter notamment Industries John Lewis, une usine de fabrication de bâtonnets en bois pour l’industrie alimentaire.

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