« Rapport du Comité de gestion du Fonds vert : le transport collectif et la résilience climatique doivent être au cœur du virage » réclame l’UMQ

Montréal, le 19 décembre 2018 L’Union des municipalités du Québec (UMQ) réagit au rapport du Comité de gestion du Fonds vert qui fait état de constats à l’égard de l’efficacité et de l’efficience en matière de lutte aux changements climatiques et appelle à un virage majeur pour assurer la performance et la pérennité du Fonds vert. Elle invite le gouvernement du Québec à réformer le Fonds et à concentrer ses actions dans les projets porteurs et stratégiques comme le transport durable et collectif.

C’est par la voix de la présidence, monsieur Alexandre Cusson, maire de Drummondville, et de la présidente du comité sur les changements climatiques de l’organisation et mairesse de Sainte-Julie, madame Suzanne Roy, que l’UMQ a tenu à réagir au dévoilement du rapport du comité de gestion du Fonds vert. « Les gouvernements de proximité sont des joueurs incontournables lorsqu’il est question de diminuer le bilan carbone du Québec. En cela, nous sommes satisfaits de voir le rapport reconnaitre leur rôle stratégique », a déclaré d’entrée de jeu monsieur Alexandre Cusson.

Dans l’objectif de s’assurer que cet outil important dans la lutte aux changements climatiques fasse son travail, la solution s’impose: prioriser le financement d’initiatives municipales comme le transport et la mobilité durable. Cela passe nécessairement par une augmentation significative de l’offre de transport collectif pour diminuer l’utilisation de l’auto solo, principale source d’émission de gaz à effet de serre. « Il est impératif que le Fonds puisse soutenir les municipalités dans le développement d’une offre bonifiée de transports en commun, tant pour les investissements nécessaires à de nouvelles infrastructures qu’au soutien opérationnel du service. » a précisé le président de l’UMQ.

« Il faut également que l’adaptation des milieux de vie fasse partie intégrante de la lutte aux changements climatiques.  Par conséquent, les mesures d’aide aux municipalités relatives à la résilience climatique doivent être maintenues, telles que le soutien pour la gestion des eaux de pluie ou la lutte à l’érosion des berges le long du Saint-Laurent.  Les gouvernements de proximité sont des acteurs concrets, efficaces et stratégiques. Nous tendons la main au gouvernement », a ajouté Suzanne Roy.

Pour le président de l’UMQ, la révision souhaitée pour les secteurs des transports et de l’aménagement du territoire en prévision du PACC post 2020 doit se faire en adéquation avec les priorités des municipalités. Rappelant l’important manque à gagner pour les coûts d’exploitation des réseaux de transport en commun, 400 millions par année, monsieur Cusson enjoint le gouvernement du Québec à développer une solution pérenne en collaboration avec l’UMQ.

« L’UMQ est déjà en action pour répondre adéquatement aux défis que représente le réchauffement de notre planète. Nous tiendrons un grand sommet sur la résilience climatique le 21 mars 2019 à Gatineau pour tirer les meilleurs enseignements des experts et des précédents locaux comme internationaux. Je lance une invitation à toutes et à tous! », a conclu Suzanne Roy.