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Protection du patrimoine naturel

Publié le 9 juin 2021

Île d’Anticosti

Le gouvernement du Québec lance deux projets pilotes afin de permettre d’expérimenter le statut d’aire protégée d’utilisation durable récemment inscrit dans la Loi sur la conservation du patrimoine naturel (LCPN). Ces projets seront réalisés sur le territoire du lac à Moïse, dans la région de la Capitale-Nationale, et sur une grande partie du territoire de l’île d’Anticosti, sur la Côte-Nord, avec la participation des communautés autochtones concernées et de la population locale.

Comme première étape, l’intention est qu’un territoire soit mis en réserve en vue de consolider le réseau d’aires protégées du Québec. Il s’agit d’un territoire de plus de 300 kmqui fait partie intégrante du projet pilote qui sera réalisé au lac à Moïse. Dès la mise en réserve, le territoire pourra être comptabilisé au Registre des aires protégées.

Par ailleurs, les deux territoires choisis pour accueillir les projets pilotes d’aires protégées d’utilisation durable, soit le lac à Moïse et l’île d’Anticosti, l’ont été à la demande des acteurs locaux concernés. Ce nouveau statut permettrait, sur une partie du territoire visé par la protection, une utilisation durable des ressources naturelles qui s’y trouvent. Toute aire protégée de ce type doit, comme il est inscrit dans la LCPN, respecter les critères établis par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).  

Le choix de recourir à des projets pilotes pour les premiers projets d’aires protégées d’utilisation durable s’est imposé tout naturellement au gouvernement du Québec. Ces projets permettront d’élaborer les lignes directrices du nouveau statut inscrit dans la LCPN adoptée en février dernier. De plus, ils permettront une rétroaction pertinente et cohérente avec la réalité territoriale.

Ces orientations permettront de préciser, par exemple, la définition du statut d’aire protégée d’utilisation durable, les critères de désignation, la compatibilité des activités, les structures de gouvernance et de gestion, les rôles et les responsabilités des parties prenantes, le processus de réception des demandes et d’analyse des propositions de même que les critères d’admissibilité. Et ainsi de réaliser pleinement la volonté du gouvernement de sauvegarder les territoires et leur biodiversité.

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