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Premier congrès-croisière de l’UMQ à Chicoutimi en septembre 1922

Lors de la convention de fondation de l’UMQ en 1919, il est convenu que les différents représentants des municipalités membres devront se rencontrer lors d’assemblées annuelles, dont le lieu et la date sont déterminés par le comité exécutif.

Si, dans les deux années suivantes, les conventions annuelles se tiennent respectivement à Montréal et à Québec, bien vite un problème se pose : l’Union donne l’impression d’être une organisation centrée sur les grands centres urbains, qui ignore les municipalités de régions. Le conseil exécutif veut faire des assises annuelles un événement publicisé en grand dans le but de promouvoir le regroupement nouvellement formé. Cependant, peu de municipalités de régions ont les installations nécessaires, en 1922, pour recevoir les quelque 300 délégués envoyés par les différentes villes du Québec.

Lors d’une rencontre de l’exécutif tenue en juillet de la même année, Joseph Beaubien, Peter W. McLagan et Charles-Francis Furse trouvent une solution ingénieuse pour pallier ces contraintes logistiques : un congrès-croisière, assuré par le vapeur « Cap Trinité » de la Canada Steamship Lines Ltd. Quittant le port de Montréal le 4 septembre, le navire s’amarre dans le port de Chicoutimi le 6 septembre 1922, avant de retourner dans la métropole trois jours plus tard. Le choix de Chicoutimi s’explique par le nombre considérable de municipalités membres présentes dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean n’ayant pas besoin d’effectuer le long voyage vers Montréal, et aussi par les différentes escales prévues en route qui permettent d’embarquer plusieurs délégués.

Ce premier congrès-croisière s’avère un succès, et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, pour la première fois de l’histoire de l’UMQ, des délégations autres que celles provenant de municipalités prennent part à la convention annuelle. Des représentants de la Cité de Montréal, de la Chambre de commerce, des compagnies de transports et des grandes firmes industrielles de la province sont ainsi du nombre, ce qui favorise le réseautage et crée des opportunités de partenariat. Ensuite, cela donne la possibilité à plusieurs municipalités d’envoyer une délégation plus substantielle constituée d’élus du conseil municipal. Si, en 1922, ce sont environ 400 personnes qui prennent part à la convention, les éditions suivantes oscillent entre 300 et 700 participants. Enfin, si ce n’est pas le cas de l’assemblée annuelle de 1922, plusieurs acteurs du gouvernement provincial prennent part dès l’année suivante au congrès-croisière, avec notamment le premier ministre Louis-Alexandre Taschereau et le ministre des Affaires municipales Jacob Nicol. L’intensification des liens créés entre l’Union et le gouvernement provincial au cours des assises annuelles subséquentes démontre l’importance de ces congrès-croisières dans la jeune histoire de l’UMQ, afin d’établir sa crédibilité auprès des instances décisionnelles provinciales.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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