Port de l’uniforme obligatoire pour les policières, policiers et constables spéciaux

Québec, le 6 septembre 2017Participant cet après-midi aux auditions publiques sur le projet de loi no 133, Loi obligeant le port de l’uniforme par les policiers et les constables spéciaux dans l’exercice de leur fonction, l’Union des municipalités du Québec (UMQ) souligne d’entrée de jeu souscrire entièrement aux objectifs du législateur.

« Des arguments de taille militent en faveur de ces modifications législatives qui permettront, si elles sont adoptées, aux municipalités ayant leur propre desserte policière, de faire respecter le port de l’uniforme. J’en nommerai quatre : la confusion en cas de crise, le respect de l’institution, la crédibilité de la fonction et la confiance du public envers ses forces policières. L’UMQ souscrit entièrement aux objectifs du projet de loi 133 et souhaite son adoption », a indiqué le maire de Drummondville et premier vice-président de l’UMQ, monsieur Alexandre Cusson.

L’UMQ rappelle que le non-respect de l’uniforme, comme le port du pantalon de camouflage, est utilisé depuis plusieurs années comme moyen de pression par les policiers lorsqu’ils négocient le renouvellement de leurs conventions collectives. Toutes les démarches administratives des municipalités, ainsi que les rencontres avec les représentants des policiers, n’ont pas permis de corriger la situation. Ces moyens de pression se sont poursuivis malgré les nombreux appels aux policières et policiers à revêtir l’uniforme, notamment par le ministre de la Sécurité publique.

« Ce projet de loi est nécessaire et il répond aux demandes de l’UMQ de permettre aux municipalités d’obliger les policières et les policiers à porter leur uniforme lorsqu’ils sont en fonction. Pour la population, le port de l’uniforme par les policières et les policiers est rassurant. Il les identifie aux forces de l’ordre et appelle le respect des règles », a ajouté monsieur Cusson.

Pour l’UMQ, le phénomène du port de pantalons de camouflage comme moyen de pression chez certains policiers et constables spéciaux perdure depuis assez longtemps, minant la confiance des citoyennes et des citoyens non seulement envers les forces policières, mais aussi envers les institutions.