Peter W. McLagan, la voix des banlieues anglo-montréalaises

Montréal, le 8 avril 2019 – Peter William McLagan est échevin de Westmount de 1903 à 1919 avant d’occuper la position de maire de 1919 à 1926. Durant ses 23 années au service de sa municipalité, McLagan travaille sans relâche à développer le milieu municipal. Il n’est donc pas surprenant qu’il fasse partie des membres fondateurs de l’UMQ en 1919. Il occupe d’ailleurs le poste de troisième vice-président durant près d’une décennie et siège sur l’exécutif de 1919 à 1929. Même s’il n’est plus un élu municipal à partir de 1926, McLagan est autorisé, selon la constitution de l’Union, à siéger aussi longtemps qu’il le souhaite sur le conseil exécutif à titre de membre fondateur.

L’engagement de McLagan se déploie dans d’autres domaines au sein de l’UMQ. Une fois son mandat à la mairie de Westmount terminé en 1926, il participe notamment à plusieurs comités sociaux. Par exemple, il siège sur le comité de réception, le comité du congrès et le comité golf, tous reliés à l’organisation d’activités ludiques lors des assises annuelles. Il s’engage aussi dans le comité de la Revue municipale, s’efforçant ainsi d’améliorer les moyens de diffusion de l’Union.

Alors qu’il est maire de Westmount, McLagan développe les outils et les ressources de sa municipalité. Il fait entre autres construire un nouvel hôtel de ville, qui est inauguré le 14 juin 1923. Il émet aussi des opinions intéressantes et surprenantes lors de son passage à l’UMQ. D’abord, il fait partie des partisans du projet visant à faire du 24 juin une fête nationale fériée. Aussi, lors du congrès de 1927, McLagan donne une conférence sur l’administration municipale mettant en vedette le système des boroughs ou arrondissements inspiré de celui de Londres. Il juge que ce modèle est le plus approprié pour la réalité montréalaise, proposant une décentralisation saine du pouvoir municipal :

« C’est le système idéal qui s’impose dans des centres importants qui développent dans leurs banlieues d’autres centres importants contigus. Tous ces centres ont des problèmes communs et qui nécessitent une autorité centrale. Le système d’annexion, s’il peut être admirable en théorie, rencontre en pratique de nombreuses difficultés. L’administration centrale n’est plus en relations directes avec les quartiers trop nombreux et trop étendus et populeux; les citoyens se désintéressent de la chose publique. Mieux vaut le système de « boroughs” ou arrondissements. Chaque arrondissement a sa régie interne propre et indépendante, sauf pour certains problèmes généraux. C’est, sur une échelle plus petite, le gouvernement canadien avec son organisme central et ses organismes régionaux qui sont les provinces. Chaque quartier ayant son administration propre, les citoyens qui se connaissent tous prennent plus d’intérêt à la chose publique. Puis ayant l’habitude de s’intéresser à leur quartier, ils en viennent naturellement à se renseigner et à s’intéresser aux problèmes généraux » (Le Devoir, 17 juin 1927, p. 8)

En somme, McLagan est un acteur municipal polyvalent et impliqué auprès de son milieu. Il représente bien la majorité de ses collègues de l’époque, attaché au développement du monde municipal.

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