Paul Pratt et la relance de l’UMQ après la Seconde Guerre mondiale

Paul Pratt est l’un des membres les plus marquants de l’histoire de l’UMQ. Maire de Longueuil de 1935 à 1966, sa contribution à la ville et à l’Union durant la crise des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale doit être soulignée.

Paul Pratt naît le 25 novembre 1894 à Saint-Antoine-de-Longueuil. Issu d’une famille d’entrepreneurs et d’hommes politiques, il est un héritier direct de John (né Jean-Baptiste) Pratt, un riche industriel d’Outremont et fondateur de la Banque du Peuple. Son père, Charles-Alfred Pratt, est quant à lui avocat et médecin, en plus d’être échevin de la ville de Longueuil de 1875 à 1877. Paul Pratt fait d’abord carrière comme musicien. Se spécialisant à la clarinette, il met sur pied l’Orchestre Royal, la fanfare du Collège de Longueuil, et l’Harmonie de la Rive-Sud, entre autres. Il gère de plus l’imprimerie Pratt & Lafrenière, le journal Le Richelieu, l’Office central catholique, en plus de présider la compagnie Renaissance-Films et le syndic des pères Franciscains.

Pratt connaît une carrière politique impressionnante. Élu pour la première fois en 1935, il demeurera à la mairie de Longueuil jusqu’en 1966. Il est évidemment impliqué dans plusieurs dossiers marquants du 20e siècle. Ainsi, il est à l’origine d’une usine de filtration d’eau moderne en 1944, fait installer les premiers feux de circulation de la ville, rend possible la construction de la station de métro de Longueuil et favorise la création de la bibliothèque municipale. Notoirement religieux, Pratt fut marguillier de la paroisse de Saint-Antoine en 1940 et président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Longueuil. Son règne est marqué par son opposition soutenue à la rémunération des élus. Il est aussi à l’origine du projet d’annexion de Montréal-Sud complété en 1961.

Sans surprise, Pratt joua un rôle important au sein de l’Union des municipalités de la province de Québec. Gravissant les échelons des instances de l’UMQ, il se fait élire comme président en 1945 pour un mandat de deux ans (après avoir été préféré à Lucien Borne, maire de Québec, l’année précédente). Son mandat est marqué par le contexte d’après-guerre et la transition économique qui se produit au Québec. Il s’assure de redonner un second souffle à l’UMQ qui se remet des troubles de la crise des années 1930 et de la Seconde Guerre mondiale. Pratt s’impliquera dans une dizaine de comités de l’UMQ, tantôt pour en réformer les règlements généraux, tantôt pour faire la promotion de l’Union à l’international. Il participera notamment en 1946 à des conférences organisées par le Ministère fédéral du Commerce en Amérique du Sud, et à un congrès de l’Union internationale des Villes à Tel-Aviv en 1960.

Paul Pratt est emporté par une crise cardiaque le 8 mai 1967, moins d’un an après avoir quitté la mairie de Longueuil. Il aura marqué l’histoire de l’Union et celle de la ville, qui lui remit son fauteuil de maire à l’occasion de ses 30 ans de service (fauteuil qui se trouve actuellement à la Société historique et culturelle du Marigot).

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