Paul Dozois, de directeur de l’UMQ à ministre des Affaires municipales

Originaire de Montréal, Paul Dozois naît le 23 mai 1908. Fils de tailleur, il est attiré très tôt par le commerce. D’abord marchand, il devient rapidement propriétaire d’un commerce de tabac en 1935. Dès 1940, il s’engage au sein de plusieurs organisations, dont la Chambre de commerce des jeunes de Montréal, la Chambre de commerce de Montréal, le Montreal Board of Trade et l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française. Ces divers postes l’amèneront peu à peu à s’intéresser à la politique.

En 1942, il siège sur le conseil municipal de Montréal à titre de représentant de la Chambre de commerce des jeunes. Chemin faisant, il devient membre du conseil exécutif de Montréal en 1947. Mais ce n’est qu’en 1953 qu’il décide de participer plus activement aux activités de l’UMQ. Il se fait cependant plutôt discret au sein de l’Union. Il est surtout reconnu comme ayant participé activement, avec Charles-Napoléon Dorion, Gérard Guay, M.A. Biron et Jean-Marie Martin, à la rédaction du mémoire de l’UMQ pour la Commission Tremblay sur les relations fédérales-provinciales. Il est cependant forcé de quitter ses fonctions de directeur en 1956, alors qu’il est élu député provincial pour l’Union nationale de Maurice Duplessis dans le comté de Montréal-Saint-Jacques. Son implication au sein de l’UMQ change alors drastiquement : de directeur, il passe à président d’honneur en 1956, alors que Duplessis le nomme ministre des Affaires municipales, au grand plaisir des membres de l’UMQ, qui voient ainsi l’un des leurs occuper un poste de liaison important entre eux et le gouvernement provincial.

Il met sur pied dès 1959 le « plan Dozois », qui a pour but de lutter contre les taudis à Montréal. Il met ainsi en branle la construction des Habitations Jeanne-Mance, ces logements sociaux modernes situés dans le quadrilatère que forment les rues Saint-Dominique, Ontario, Sanguinet et Sainte-Catherine, à Montréal. Le projet est mené à terme, bien que l’Union nationale perde le pouvoir aux élections de 1960 contre Jean Lesage et son « équipe du tonnerre ». Dozois est tout de même réélu aux élections de 1960 et de 1962, puis à celles de 1966, où son parti reprend le pouvoir avec à sa tête Daniel Johnson. Dozois reprend alors les rênes du ministère des Affaires municipales, mais pour un an seulement. Il est nommé ministre des Finances jusqu’à sa démission le 18 juillet 1969, mettant un terme à sa carrière politique. Il poursuivra d’autres engagements, notamment au sein d’Hydro-Québec, de la Société d’énergie de la Baie-James et de la Churchill Falls ltée, avant de s’éteindre le 2 juillet 1984 à Portland, au Maine.

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