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L’UMQ préoccupée par les coûts des services policiers municipaux

Publié le 31 octobre 2019

Montréal, le 31 octobre 2019 – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) tenait aujourd’hui une réunion de sa Commission de la sécurité publique. Parmi les enjeux abordés par les représentantes et les représentants des municipalités membres, les coûts des services policiers municipaux au Québec ont particulièrement attiré l’attention et on fait l’objet de demandes de la part des élues et des élus.

Le 24 septembre dernier, la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, madame Geneviève Guilbault, dévoilait son intention de produire un livre vert faisant l’état des lieux sur l’organisation policière au Québec. L’UMQ a l’intention de présenter des propositions concrètes et documentées concernant le coût et l’organisation des services policiers dans les municipalités. « Les coûts des services policiers ont augmenté considérablement au cours des dernières années, autant pour les plus grandes villes, qui détiennent leur propre corps de police municipale (CPM), que pour les municipalités moins populeuses desservies par la Sûreté du Québec (SQ). La croissance de ces coûts engendre un défi budgétaire supplémentaire et force les élus à prendre des décisions difficiles », a mentionné d’entrée de jeu monsieur Michel Angers, maire de Shawinigan et président de la Commission de la sécurité publique de l’UMQ, à la suite de la rencontre.

C’est en ce sens qu’un groupe de travail constitué uniquement de représentants de municipalités de moins de 100 000 habitants et présidé par monsieur Marc-Alexandre Brousseau, maire de Thetford Mines, a également présenté à la Commission un résumé de son analyse sur le coût des services policiers. « Les municipalités de plus petites tailles ayant leur propre service policier ont des enjeux financiers supplémentaires. La firme Raymond Chabot Grant Thornton a été mandatée pour analyser la structure de coût de ces services et pour identifier les activités pouvant être regroupées avec d’autres corps policiers municipaux, ou être financées par la Sûreté du Québec ou le gouvernement. Les municipalités souhaitent proposer une solution gagnant-gagnant au gouvernement qui impliquerait une économie par rapport à un éventuel transfert des corps de policiers municipaux vers la SQ », a-t-il mentionné.

Parmi les autres sujets abordés, les membres de la Commission ont discuté du changement observé dans la nature des problématiques auxquelles sont confrontés tous les services policiers, incluant ceux des grandes villes. « On constate que les interventions des policiers en lien avec la criminalité sont en nette régression, alors que ceux non-liés à la criminalité (problèmes de santé mentale, détresse, suicide, schizophrénie, etc.) ne cessent de croître. Il devient donc nécessaire de mener une réflexion sur le financement de la formation des policiers », a conclu Monsieur Angers.

Rappelons que la Commission de la sécurité publique de l’UMQ est constituée d’autant d’élus de municipalités desservies par la SQ que de municipalités desservies par un CPM.

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