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L’UMQ, la FCM et Bell Canada

Au cours des années 1950, l’UMQ entreprend de moderniser ses activités et son fonctionnement. L’UMQ doit toutefois effectuer cette modernisation malgré la présence au pouvoir du gouvernement Duplessis, naturellement réfractaire à toute initiative émanant du monde municipal. Ce faisant, l’Union peine à se faire entendre par le gouvernement provincial.

Plus précisément, l’Union désire augmenter son offre de service aux municipalités. Cela s’inscrit dans un contexte d’après-guerre, où l’activité économique connait une période de croissance sans précédent. On tente alors d’entretenir des liens avec d’autres associations municipales. L’Union renforce notamment ses liens avec l’Union internationale des villes et pouvoirs locaux, basée en Europe. Elle étend également ses réseaux de contacts au Canada, notamment avec la Fédération canadienne des Maires et des Municipalités (FCMM), dirigée à la fin des années 1940 par Lucien Borne, maire de Québec et ancien membre de l’exécutif de l’UMQ de 1944 à 1953. Combinant ses deux fonctions, il crée un pont entre les deux associations, permettant d’établir des liens stables qui dureront tout au long des années 1950 et au-delà. De ces bonnes relations naîtront des projets conjoints, permettant à l’UMQ de devenir un acteur majeur du monde municipal québécois.

L’un des dossiers travaillés conjointement par l’UMQ et la FCMM est la question des tarifs téléphoniques. En 1957, la compagnie Bell Telephone annonce une hausse de tarifs qui touchera principalement le Québec et l’Ontario. Plusieurs municipalités de ces deux provinces critiquent cette hausse, qu’elles jugent injustifiée. Lors de la convention de 1957 de la FCMM, le président de la fédération propose que les municipalités touchées par la hausse s’unissent pour faire front commun envers la compagnie. Le président de l’Union, C.N. Dorion, rapporte, lors de la rencontre des directeurs tenue le 13 octobre 1957, la proposition de coalition issue de la FCMM. Les délégués voient cette collaboration d’un bon œil. Elle permet, d’une part, d’avoir un plus grand nombre de voix avec la rédaction d’un mémoire conjoint, créant un contrepoids de plus grande envergure. Puis, cela permet de réduire les coûts engendrés par la préparation d’un tel mémoire. Les directeurs de l’UMQ, unanimement, mandatent l’exécutif de faire avancer le dossier et de poursuivre le travail effectué auprès de la FCMM. Ce projet est représentatif du partenariat entre l’UMQ et la FCMM qui se tisse au cours des années 1950.

Soulignons que les temps ont bien changé puisque Bell Canada est aujourd’hui un partenaire de premier plan de l’UMQ et collabore étroitement avec l’Union et ses membres.

Depuis 2013, l’Union décerne par ailleurs, en collaboration avec Bell Canada, le Prix Francine-Ruest-Jutras. Celui-ci salue de façon particulière la contribution des élues municipales au développement durable des communautés et vise à reconnaître l’excellence et le leadership des femmes sur la scène politique municipale et dans la gouvernance locale.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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