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L’UMQ et le « deuxième lien » avec la Rive-Sud de Montréal

Montréal, le 18 mars 2019 – Dès ses premières années d’existence, l’UMQ se montre très proactive dans ses relations avec le gouvernement provincial. Représentant plusieurs centaines de municipalités au Québec, elle constitue un acteur considérable sur la scène politique de la province durant la première moitié du 20e siècle. Plusieurs des besoins des villes nécessitent d’ailleurs l’intervention du gouvernement provincial, que ce soit pour les services publics, l’éducation ou le financement d’associations sociales et culturelles. Toutefois, à certains moments, le palier municipal a besoin de l’aide du gouvernement fédéral, notamment en matière de transports et d’infrastructures.

Le cas de la construction du pont Jacques-Cartier est un bon exemple de la nécessité de ces rapports entre le fédéral et le municipal. Lors de la convention annuelle de l’UMQ de septembre 1920, les délégués font adopter une résolution invitant Ottawa à considérer la construction d’un nouveau pont reliant l’île de Montréal et la Rive-Sud près de la ville de Longueuil en raison des récents problèmes rencontrés sur le pont Victoria.

L’UMQ organise donc, le 16 mars 1922, une convention à Saint-Hyacinthe dans le but de faire pression auprès du gouvernement fédéral. Plusieurs politiciens de la scène municipale y assistent, mais aussi plusieurs acteurs de la société civile : R. Starke du Board of Trade, Paul Joubert de la Chambre de Commerce de Montréal, F. W. Stewart de l’Association Canadienne des Manufacturiers et W. B. Ramsay de la commission du Pont de Montréal. En l’absence de Joseph Beaubien et de Rosaire Prieur, respectivement président et secrétaire de l’Union et retenu à Québec pour affaires pressantes, le deuxième vice-président et maire de la ville hôte Télesphore-Damien Bouchard préside la convention. D’autres acteurs signifient par télégramme leur regret de ne pouvoir assister à la convention et leur soutien au projet du pont. C’est notamment le cas de la Chambre de Commerce de Sorel et du député fédéral de Chambly-Verchères J. Archambault.

Un mois plus tard, en avril, l’UMQ dépêche une délégation auprès du premier ministre canadien, William Lyon Mackenzie King. Cette rencontre est fructueuse et mène à l’obtention d’un financement fédéral de 50 000$. En 1924, des membres de l’Union poursuivent leurs démarches auprès du ministre de la Marine et des Pêcheries, Pierre Joseph Arthur Cardin. Tous ces efforts contribuent finalement au printemps 1925 aux premiers travaux du nouveau Pont du Havre, qui sera rebaptisé « Pont Jacques-Cartier » en 1934. Le pont est finalement inauguré en 1930.

En somme, on constate dans ce cas particulier l’ampleur des relations entre le municipal et les gouvernements provincial et fédéral de même que l’efficacité de l’Union dans ces rapports. Les représentants municipaux démontrent ainsi, quelques années à peine après la naissance de leur Union, l’étendue de leur champ d’action et leur capacité à concrétiser des projets de grande envergure.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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