Lucien Borne : reconstruire l’UMQ après la guerre (1944-1946)

Né à Québec en 1883, Lucien-Hébert Borne provient d’une famille d’entrepreneurs européens. Son père Lucien, Français, et sa mère, Eva Jungblutt, Luxembourgeoise, possèdent une manufacture à Limoilou, au sein de laquelle Borne travaille dès 1900. Il y deviendra tanneur de cuir, puis prendra peu à peu les responsabilités de secrétaire, trésorier et de gérant, avant d’en devenir propriétaire. Au total, il passera 36 ans à y travailler, avant de se lancer en politique.

Il se présente d’abord aux élections provinciales de 1936 sous la bannière du parti libéral, dans le comté de Québec-Centre. Il est cependant défait par Philippe Hamel de l’Union nationale. Il se présente la même année à la mairie de Québec, mais est défait une fois de plus. Deux ans plus tard, cependant, il parvient à défaire Joseph-Ernest Grégoire et devient, en 1938, maire de la ville de Québec. Borne sera très proactif à la mairie de Québec. Dès son premier mandat, il s’engage dans plusieurs dossiers d’infrastructure. Il appuie la construction et la rénovation du Colisée, du gymnase-aréna du parc Victoria, du stade municipal et du Palais de l’agriculture de l’Exposition provinciale. Il est à l’origine du remplacement du tramway par l’autobus sur tout le territoire de la ville. Sous son mandat survient aussi la Seconde Guerre mondiale de 1939 à 1945. Son second mandat à la mairie est centré sur le développement économique de la ville de Québec. Il inaugure notamment le parc industriel de Saint-Malo et met sur pieds le Commissariat de l’industrie. Il veut aussi faire de Québec une destination touristique prisée dans le but de stimuler l’économie de la ville. Il demande au gouvernement Duplessis en 1952 de créer une commission d’urbanisme pour embellir le centre-ville de Québec, en vain.

Au sein de l’Union des municipalités de la province de Québec, Borne occupe d’abord le poste de président honoraire (offert de facto aux maires de Québec et de Montréal). Il en devient cependant le président de 1944 à 1946, années charnières marquant la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Il propose d’ailleurs, dès 1943, son programme global de « reconstruction » d’après-guerre auprès des membres de l’UMQ, qui appuient son projet devant le Comité des Bills privés. Il est aussi chargé de rédiger un mémoire adressé à la Commission sur les taxes municipales et scolaires que projette de créer le gouvernement provincial. Cette commission ne verra cependant pas le jour. Ses fonctions à l’UMQ prennent fin aux élections municipales de 1953 alors que, malade, il décide de ne pas se représenter comme maire de Québec. Il décèdera tragiquement le 23 décembre de l’année suivante d’une crise cardiaque.

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