L’innovation municipale: sortir des sentiers battus

Au Québec comme dans l’ensemble des pays industrialisés, les municipalités ont dû relever, depuis le milieu du XIXe siècle, des défis sans cesse renouvelés. De nos jours, l’adaptation aux changements climatiques, l’indispensable transition énergétique, les impératifs d’une mobilité moins dépendante de l’automobile, la lutte à la dévitalisation de petites communautés et le développement des outils de gouvernance numérique en constituent quelques-uns. Si elles disposent, pour y faire face, d’outils éprouvés, elles doivent souvent sortir des sentiers battus. En d’autres termes, elles doivent innover. 

Or, l’innovation est généralement associée à l’entreprise privée et aux grands organismes publics, comme si les municipalités ne pouvaient qu’emprunter les voies tracées par d’autres. C’est à cette idée reçue qu’entend s’attaquer l’ouvrage L’innovation municipale: sortir des sentiers battus, coécrit par Gérard Beaudet (Université de Montréal) et Richard Shearmur (Université McGill) et publié hier aux Presses de l’Université de Montréal. 

Prenant prétexte de la célébration du 15e anniversaire du prix mérite Ovation municipale de l’UMQ, il propose une mise en perspective des finalités, des motivations, des modalités, de la portée et des retombées de l’innovation dans le monde municipal québécois. Ce faisant, il révèle une dimension méconnue de l’exercice des compétences des municipalités.

Rappelons qu’une copie de l’ouvrage a été remise aux délégués qui ont participé, du 9 au 11 mai derniers, aux Assises 2019 de l’UMQ à Québec. Le lancement du livre a par ailleurs eu lieu lors de l’ouverture du Pavillon de l’innovation municipale le 9 mai, dans l’Espace affaires et innovations municipales sur le site des assises.