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L’incidence du télétravail et de la mobilité sur le bilan carbone

Publié le 12 novembre 2021

Quelles sont les retombées environnementales des changements de pratiques de travail postpandémie ? C’est la question à laquelle tentera de répondre une équipe de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), en collaboration avec Polytechnique Montréal, en lançant une étude sur les émissions de COgénérées par les déplacements de la communauté de l’INRS entre le domicile et le lieu de travail. Ce projet de recherche participative sans précédent, financé et soutenu par le Partenariat Climat Montréal (PCM) et l’INRS, s’inscrit dans une volonté de poser des gestes concrets pour faire face aux changements climatiques.

L’INRS, qui a adopté une politique de télétravail en juin 2021, a saisi l’occasion de bien cerner l’incidence environnementale de la mise en place de cette politique, qui fut d’abord motivée par des enjeux sociaux. L’Institut avait déjà réalisé un bilan des émissions directes de CO2 liées aux déplacements professionnels de sa communauté à partir de son lieu de travail pour la période 2020-2021. 

Pour cette étude, l’équipe de recherche quantifiera par modélisation les émissions de gaz à effet de serre (GES) des membres de la communauté de l’INRS – qu’ils soient issus du corps professoral, du personnel administratif ou étudiants – entre leur domicile et leur lieu de travail. Tant les émissions de CO2 qui sont évitées par le fait de travailler à domicile que celles, accrues, liées à l’utilisation de serveurs informatiques lors des multiples réunions virtuelles seront considérées.

La méthodologie développée pour cette étude pourra être utilisée par les collaboratrices et collaborateurs de PCM qui souhaitent prendre des engagements de mobilité dans le cadre de la campagne Les grands gestes, réalisée grâce à la Fondation du Grand Montréal, la Fondation familiale Trottier, la Ville de Montréal, Cogeco et près d’une centaine de partenaires. Le PCM a pour mission de mobiliser les forces économiques, philanthropiques, institutionnelles et communautaires pour accélérer la décarbonisation de Montréal. Avec ces résultats, PCM espère émettre des recommandations aux organisations montréalaises pour qu’elles parviennent à alléger leur bilan carbone tout en bénéficiant des avantages économiques liés au télétravail et autres nouvelles pratiques de transport.

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