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« Les municipalités, premiers partenaires du gouvernement en transport collectif », rappelle l’UMQ

Publié le 22 novembre 2019

Montréal, le 22 novembre 2019 – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) rappelle que les municipalités souhaitent jouer un rôle de partenaires de premier plan du gouvernement du Québec dans la démarche du Chantier sur le financement de la mobilité. Lors d’une rencontre avec le député de Beauharnois et adjoint parlementaire du ministre des Transports, monsieur Claude Reid, la Commission de l’aménagement et des transports de l’UMQ a notamment réitéré ses demandes en faveur de la priorisation stratégique des investissements en transport collectif et une bonification du financement des coûts d’opération des sociétés de transport.

« Comme partenaires de première importance avec une contribution de 1,1 milliard $ au transport collectif (30 % des budgets), il est normal que les gouvernements de proximité s’attendent à pouvoir parler directement avec le gouvernement du Québec. C’est la meilleure façon de prioriser, ensemble, les prochains projets de mobilité, mais également de prendre les décisions qui s’imposent dans la formule de financement du transport collectif », a déclaré d’entrée de jeu madame Suzanne Roy, présidente intérimaire de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie.

L’UMQ, qui a participé aux consultations du Chantier sur le financement de la mobilité, réitère d’ailleurs que comme contributrices directes au financement du transport collectif, les municipalités connaissent bien les réalités sur le terrain.

« Une des premières choses que le gouvernement doit mettre en œuvre, c’est un meilleur financement des coûts d’opération des sociétés de transport. C’est bien beau de nouveaux autobus, mais à quoi serviront-ils si on n’a pas l’argent pour payer des chauffeurs? », s’est interrogé monsieur Jean Bouchard, président de la Commission et maire de Mirabel, qui souhaite que les sommes issues du marché du carbone soient réallouées à un financement stable du transport collectif.

Parmi les autres priorités de la Commission de l’aménagement et des transports de l’UMQ, mentionnons la décroissance des sources de financement actuellement disponibles pour les municipalités. Par exemple, la taxe sur l’essence ne présente pas une source de revenu croissant à un niveau suffisant pour répondre à la demande, compte tenu de l’augmentation de l’efficacité énergétique des véhicules.

« L’indexation des sources de financement permettrait de régler ce problème de décroissance et d’éviter ainsi les déficits structurels. C’est une solution qui assurerait le maintien, et même l’augmentation, des services, sans pour autant accroître la charge réelle pour les citoyennes et les citoyens, et ce, surtout lorsque l’on considère que le revenu disponible des ménages croît généralement plus rapidement que l’inflation », a conclu le maire de Mirabel.

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