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Les femmes au sein de l’UMQ

Montréal, le 7 mars 2019 – Dans l’histoire de l’UMQ, ce n’est que très tardivement que les femmes ont commencé à occuper des postes d’importance. En effet, avant la fin des années 1970, les seules femmes faisant partie du paysage sont les femmes des élus, qui assistent aux congrès annuels. Un article du Devoir daté du 22 septembre 1973 qualifie ces dames de « porte-chapeaux » de même que de « victimes souvent consentantes de la ségrégation politique ». Toutefois, avec les années, les mœurs changent et les choses évoluent.

Ainsi, en 1976, une première femme intègre le conseil d’administration, soit Marcelle Trépanier, mairesse de Salaberry-de-Valleyfield. Celle-ci reste en poste jusqu’en 1982 et participe à plusieurs dossiers importants de l’Union. En 1977, elle tente, sans succès, de se faire élire sur le conseil exécutif.

Deux ans plus tard, en 1978, on observe l’arrivée au sein de l’administration de l’UMQ d’une première professionnelle, Nicole Lafond, dont les tâches sont « axées principalement sur les domaines de la recherche, de la documentation et de la communication ». Puis, au milieu des années 1980, l’Union tient un colloque sur le rôle des femmes en politique municipale, organisé entre autres par Louise Bérubé, conseillère de Ville LaSalle. Ces progrès annoncent au cours de cette période une plus grande implication des femmes.

Au sein de l’Union, cette lente progression se poursuit avec l’élection en 1986 de Constance Provost, mairesse d’Aylmer, comme administratrice. Celle-ci se désole toutefois de voir que les femmes tardent à intégrer les plus hautes instances de l’UMQ ou des gouvernements municipaux en général. Lors d’une réunion du conseil d’administration en 1991, elle fait part à ses collègues de sa préoccupation face l’absence de femmes à l’Union, plus particulièrement sur l’exécutif. Elle demande ainsi à ses pairs de bien vouloir « considérer la pertinence d’y élire une femme ». Écoutant sa demande, les élus municipaux finissent par élire Provost sur le conseil exécutif en 1992. Elle devient du même coup la première femme à y accéder.

La décennie suivante voit plusieurs femmes franchir de nouveaux caps au sein de la structure interne de l’UMQ. Ainsi, en 1992, la mairesse de Saint-Romuald Francine Dubé devient la première à occuper un poste à la vice-présidence. En 1997, Andrée P. Boucher, mairesse de Sainte-Foy, est la première à se présenter pour la présidence. Toutefois, elle est défaite par le maire de Notre-Dame-de-la-Paix Mario Laframboise. Elle est tout de même élue première vice-présidente. Enfin, en 2002, Francine Ruest-Jutras, mairesse de Drummondville, devient la première présidente de l’UMQ. : Il faudra par ailleurs attendre en 2007 pour voir une première femme à la direction générale de l’organisation, soit Peggy Bachman.

En résumé, la situation des femmes à l’UMQ a connu des progrès lents, mais constants depuis quelques décennies. Déjà, en 1985, on compte plus de 10% de femmes dans les conseils municipaux de la province et la tendance s’est poursuivie depuis.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

 

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