« Les camps de jours sont l’angle mort du projet de maternelle 4 ans », estime l’UMQ

Québec, le 4 juin 2019 – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) sera en commission parlementaire aujourd’hui dans le cadre des consultations sur le projet de loi no 5, Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions à l’égard des services de l’éducation préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans, pour attirer l’attention du gouvernement du Québec sur ce qui semble être l’angle mort du projet gouvernemental : la possible découverture des services de garde pour les enfants de 4 ans lors de la période estivale. Contrairement aux CPE et aux garderies, les écoles du Québec ferment leurs portes à ce moment et le gouvernement devra trouver une façon d’offrir un service de garde adapté pour éviter aux parents un réel casse-tête.

Les municipalités anticipent une nouvelle clientèle de 4 ans dans ses camps de jours et c’est pour avoir un portrait global des besoins que l’UMQ a réalisé une Évaluation des coûts de fonctionnement des camps de jour municipaux. L’Union estime à 26 millions de dollars les coûts d’élargissement des services de camp de jours municipaux aux enfants de 4 ans.

Dans l’éventualité où le ministre de l’Éducation, monsieur Jean-François Roberge, demande aux camps de jour d’en faire plus, les municipalités ont bien l’intention de faire respecter certaines conditions.

« Les camps de jours municipaux sont des services appréciés des familles. Mais rappelons qu’il s’agit d’une offre qui est déficitaire. Les coûts d’inscription n’épongent, en moyenne, que 50 % des frais de fonctionnement, et ce manque à gagner est absorbé par des budgets municipaux qui reposent presque essentiellement sur la taxe foncière. Pour éviter que la facture ne soit refilée aux contribuables, nous demandons au gouvernement du Québec d’assumer sa pleine responsabilité financière », explique monsieur Daniel Côté, premier vice-président de l’UMQ et maire de Gaspé.

Les mairesses et les maires rappellent au gouvernement du Québec de prévoir, dans son plan pour les maternelles 4 ans, la période estivale et la semaine de relâche du mois de mars.

« Ça semble être l’angle mort du projet de maternelles 4 ans du gouvernement. Il faut comprendre que les parents auront des besoins pour leurs enfants qui devront être comblés. Les municipalités peuvent faire partie de la solution pour autant qu’on leur donne les moyens », a renchéri monsieur Benoit Lauzon, président de la Commission de la culture, des loisirs et de la vie communautaire de l’UMQ et maire de Thurso.

À l’initiative de l’UMQ, un groupe de travail sur la question sera formé avec le ministre de la Famille, monsieur Mathieu Lacombe, afin de trouver une solution globale pour les municipalités qui décideraient d’ouvrir des places aux enfants de 4 ans dans leurs camps de jour.

« La question que nous nous poserons est la suivante : est-il souhaitable que les enfants de 4 ans aient accès aux camps de jour? Si la réponse est oui, alors appartient-il aux municipalités de prendre seules la charge financière de ce service? Pour nous, à cette question, la réponse est non », a conclu madame Doreen Assaad qui, en plus de ses fonctions de mairesse de Brossard, préside le Carrefour Action Municipale et Famille (CAMF).

Le mémoire et les recommandations détaillées que présentera l’UMQ en commission parlementaire sont disponibles sur son site Web.