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Le plan Rousseau

Arthur Rousseau, maire de Trois-Rivières de 1941 à 1949, s’engage dans l’Union des municipalités du Québec dès son arrivée à la mairie. Avançant graduellement dans la hiérarchie de l’Union, l’homme d’affaires trifluvien est élu président en 1948. Rousseau compte mettre en chantier durant son mandat de président un plan pour favoriser la construction d’habitations familiales au Québec. Le « plan Rousseau » est ainsi soumis aux directeurs de l’UMQ, qui donnent leur aval au projet sans hésitation à la réunion des directeurs tenue à Sherbrooke, le 25 avril 1949.

Il faut rappeler que les questions du logement et de l’urbanisme sont très importantes au cours des années 1940. Le domaine de la construction a été particulièrement touché par la crise économique des années 1930 et par l’effort de guerre de la Seconde Guerre mondiale. Durant le conflit et dans les années suivant sa fin, les municipalités peinent à loger adéquatement leurs citoyens. Le gouvernement fédéral met sur pieds quelques projets d’habitations temporaires pour la main-d’œuvre essentielle à l’effort de guerre au début des années 1940, mais à la fin du conflit le problème demeure irrésolu. C’est ce qui incite Rousseau et les directeurs de l’Union à proposer un projet de relance du secteur de la construction.

Le « plan Rousseau » est ainsi présenté à la Fédération des Coopératives d’habitation du Québec, qui appuie unanimement le projet. Comme principale mesure, le plan prévoit octroyer une contribution de 1 000 $ à chaque personne ou entreprise souhaitant construire une maison, contribution qui serait par ailleurs financée par les paliers municipal, provincial et fédéral. Le plan vise à faciliter l’accès à l’habitation pour les familles québécoises, mais aussi à améliorer la qualité des logements existants, qui de plus en plus deviennent désuets, insalubres (surtout au sein des municipalités en périphérie des grands centres urbains, où la réglementation en matière de construction est souvent plus souple). Les gouvernement fédéral et provincial ne donneront pas leur appui au projet, au grand désarroi des municipalités, qui récidiveront tout de même au cours des années 1950 en publiant entre autres une étude sur les moyens à prendre pour rendre accessible le financement des habitations. La question du logement demeurera néanmoins une problématique récurrente pour l’UMQ et les gouvernements jusqu’aux années 1960, où il se résorbe graduellement.

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