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Le congrès de 1947 et la relance de l’UMQ

Les municipalités ont été très touchées par la crise économique des années 1930 et l’effort de guerre déployé durant la Seconde Guerre mondiale. Au sortir du conflit, les membres de l’UMQ sont à bout de souffle. Paul Pratt, alors président, veut relancer graduellement les activités de l’Union. Le processus, qui prendra environ deux ans, culmine avec les assises annuelles de l’UMQ les 27 et 28 octobre 1947, à Hull.

Ce congrès fait contraste avec ceux des années précédentes pour plusieurs raisons. Il constitue d’abord une première pour ce qui est de l’ouverture dont l’Union fait preuve envers la population : elle invite à ses frais deux journalistes de quotidiens montréalais, en plus de vendre des billets à la population hulloise pour qu’elle participe à un dîner organisé dans le cadre du congrès. L’UMQ amorce ici un processus de décloisonnement, ou du moins fait preuve d’une volonté d’augmenter sa visibilité auprès du grand public. Cela contraste avec les premières années de l’Union, alors que les congrès annuels étaient tenus sur des navires de croisière ou au prestigieux Seigniory Club de Montebello. Cette rencontre marque aussi le retour des congrès plus fastes de l’UMQ, après les années de coupures liées au contexte de guerre. Un cocktail d’accueil à grand déploiement est ainsi organisé, suivi d’un banquet pour clore l’événement. D’ailleurs, on y dénombre plus de 400 délégués municipaux, ce qui en fait l’un des congrès les plus fréquentés depuis la crise des années 1930.

De nombreux dossiers sont discutés au congrès de 1947. Il y a d’abord un désir de modernisation des règlements généraux de l’Union. C’est Aimé Parent, échevin et membre du conseil exécutif de Montréal, qui est en charge d’effectuer la refonte des règlements, qui dataient de 1934. Adoptés par l’exécutif en septembre, ils sont soumis aux membres de l’UMQ au congrès, qui les adoptent également, sans trop de réticence. C’est d’ailleurs sur ces modifications que les médias porteront leur attention. Ils affirment que si peu de modifications substantielles y sont faite, la gestion interne de l’Union en ressort simplifiée, et le tout devient conforme aux lois provinciales adoptées depuis la refonte de 1934. On fait aussi l’état des lieux sur la représentation de l’Union à l’internationale. Depuis la fin de la guerre, en effet, l’UMQ a participé à des rencontres en Europe et en Amérique du Sud, notamment, dans le but d’élargir son réseau de contact. Enfin, notons que plusieurs délégués sont d’avis que le palier municipal peut élargir son mandat et gérer un plus grand nombre de responsabilités, notamment quant aux questions d’hygiène publique et de planification urbaine, à condition d’avoir les ressources financières adéquates. C’est un dossier qu’ira défendre le nouveau président élu au congrès, Raymond Brunet, devant le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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