La Ville de Montréal et l’Université de Sherbrooke développent une technologie pour des travaux plus durables

Montréal, le 17 décembre 2018 – Dans le cadre d’une collaboration de recherche, la Ville de Montréal et l’Université de Sherbrooke ont développé une technologie plus performante afin de réaliser des travaux de jointement de pierres de pavage naturelles. Cette innovation permettra la réalisation de travaux plus durables. La Ville de Montréal a également signé une entente avec TransferTech Sherbrooke afin de permettre la commercialisation de ce nouveau procédé, ce qui lui permettra de développer un marché pouvant répondre à ses exigences en termes de qualité des travaux exécutés.

La collaboration entre la Ville de Montréal et l’Université de Sherbrooke a permis de développer deux nouveaux mortiers de jointement, soit un mortier sec à placer au balai et un mortier autoplaçant. Leurs caractéristiques sont les suivantes: une grande déformabilité (capacité à résister à la déformation sans fissurer) et une excellente durabilité (résistance à l’abrasion, résistance à l’humidité et au gel-dégel). De plus, les matériaux de jointement ont une capacité à s’autoréparer lorsqu’une microfissure se forme dans ceux-ci et ils peuvent être facilement mis en place. Ces matériaux permettent également de retirer le pavé plus facilement lors de travaux futurs.

« La Ville de Montréal est toujours à l’affût des nouvelles façons de faire dans une perspective d’amélioration continue. La collaboration de recherche que nous avons développée avec l’Université de Sherbrooke nous permet de développer notre expertise et de partager nos meilleures pratiques avec le marché. C’est formidable, car nous avons ainsi l’assurance d’obtenir des travaux de qualité, réalisés selon les plus hauts standards, au bénéfice de tous », a déclaré Sylvain Ouellet, responsable de l’eau et des infrastructures de l’eau, des infrastructures et de la Commission des services électriques.

L’entente avec TransferTech Sherbrooke permettra à la Ville de commercialiser son innovation et de permettre aux entreprises privées d’acquérir la technologie. La Ville pourra donc formuler dans ses plans et devis des exigences spécifiques à ces nouveaux matériaux de jointement. Les fabricants seront ainsi en mesure de fournir ces matériaux aux entrepreneurs qui réaliseront des travaux de pavage sur assise granulaire, une technique utilisée dans les endroits où l’on observe une circulation de véhicules légers ou un trafic faible de poids lourds, comme la place Jacques-Cartier ou la rue Smith.  La Ville détient 50% des droits de la technologie développée. Les revenus nets des ventes générées seront versés à la Ville par TransferTech selon l’entente établie.