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Jean Drapeau, 37e maire de Montréal

Jean Drapeau est possiblement le maire de Montréal le plus connu, le plus emblématique. Né dans la métropole en 1916, il est plongé très tôt dans la politique municipale, son père se présentant comme conseiller municipal de Rosemont. Avec des études en droit et en sciences politiques, économiques et sociales, Drapeau s’illustre par ses capacités d’orateur. En tant qu’avocat, il se distingue en menant des dossiers importants, notamment en défendant des grévistes lors de la grève d’Asbestos en 1949. L’année suivante, il est recruté par Pax Plante pour faire partie du Comité de la moralité publique (qui deviendra la Ligue d’action civique), ayant pour mandat de promouvoir la tenue d’une enquête publique sur la corruption et la moralité à Montréal. Cette enquête, tenue de 1952 à 1953, donne à Drapeau une certaine visibilité, qui contribuera assurément à son élection à la mairie de Montréal en 1954.

Ce premier mandat ne sera cependant pas à la hauteur des attentes. Il perd les élections de 1957, mais est réélu le 2 juillet 1960 et occupera les fonctions de maire pendant 26 années consécutives. Son passage sera marqué par les projets d’envergure qu’il met en place, ce qui contribue à sa popularité auprès des citoyens. Il est à l’origine de la construction du métro de Montréal et de la Place des Arts, ainsi que de la tenue de deux événements internationaux importants : Expo 67 et les Jeux olympiques de 1976. Pour financer ces projets, il innove en créant la première loterie publique du Canada. Parallèlement, son règne est marqué par la critique, entre autres sur l’inaction dont il fait preuve dans certains dossiers à caractère social.

Le rôle de Jean Drapeau au sein de l’UMQ peut sembler effacé : devenant administrateur de l’Union en 1960, il quitte ses fonctions en 1962 pour être remplacé par Fernand Drapeau (aucun lien de parenté), échevin de Montréal. C’est ce dernier qui représente les intérêts de la métropole, à un moment où le maire de Montréal tente d’occuper une place plus importante au sein de l’UMQ, qui semble être davantage la porte-parole des villes de taille moyenne. La ville veut être plus présente dans les dossiers menés par l’Union. Le problème est que, vu les particularités de Montréal par rapport aux autres villes de la province, des divergences d’intérêts surviennent, rendant ardue la recherche de compromis. Les projets menés par l’Union sont difficilement réalisables dans le réseau urbain montréalais complexe, sans engendrer des dépenses importantes ou des pertes considérables. La cause de la métropole rejoint aussi les plus grandes villes telles Québec et Sherbrooke. Dans ce contexte, Fernand Drapeau servira à la fois de médiateur et de pont entre l’Union et Montréal, devenant même président de l’UMQ en 1965-1966, mais y demeurant engagé pendant 20 ans. Jean Drapeau, cependant, ne jouera directement qu’un rôle marginal au sein de l’Union.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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