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Jacques O’Bready, un acteur majeur du monde municipal québécois

Natif de Sherbrooke, Jacques O’Bready fait le choix de faire l’entièreté de ses études dans sa ville natale. Après avoir complété son parcours au Séminaire Saint-Charles-Borromée, il obtient un baccalauréat en droit à l’Université de Sherbrooke en 1959. Admis au Barreau du Québec en 1960, il exerce le métier d’avocat pendant près de 10 ans avant de devenir échevin de Sherbrooke en 1971, puis maire en 1974. Il reste en poste jusqu’en 1982. Il reçoit le 11 juin 1994 un doctorat honorifique de la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke.

Quelques années après avoir quitté la vie municipale, il se fait offrir le poste de sous-ministre des Affaires municipales en 1984. Par la suite, il devient président de la Commission d’accès à l’information du Québec en 1988 ainsi que président de la Commission municipale du Québec en 1990. Il occupera ce dernier poste jusqu’en 1998. Au début des années 2000, il s’engage de nouveau dans le développement de Sherbrooke, présidant le comité exécutif de la Corporation Sherbrooke 2002 de même que celui du Conseil de la Corporation Sherbrooke, Cité des rivières. O’Bready pouvait compter sur son expertise acquise l’année précédente alors qu’il présidait le comité de transition vers la nouvelle ville de Trois-Rivières. Pour le récompenser de sa contribution au développement de sa ville natale, la Société d’histoire de Sherbrooke lui décerne en 2003 le prix La Tribune. En 2004, il va aussi diriger le comité de transition vers la défusion de Saint-Augustin-de-Desmaures.

Ces multiples engagements reflètent bien le dévouement d’O’Bready pour la cause municipale. C’est d’ailleurs cette passion qui l’amène à faire partie de l’administration de l’UMQ. En effet, en moins de trois ans, il devient le président de l’Union. Son mandat va même s’étirer sur quatre ans. Dès son arrivée comme administrateur en 1975, il intègre plusieurs comités comme le comité consultatif provincial-municipal, le comité de refonte des lois municipales et le comité sur la fiscalité, dont il devient le président en 1977. À titre de président, il prend part à plusieurs délégations de l’Union auprès du gouvernement provincial. En 1980, il représente l’UMQ sur le comité mixte avec le provincial sur le dossier de la fiscalité et joue un rôle crucial dans les démarches menant plus tard dans l’année à la signature du Pacte fiscal entre Québec et les municipalités.

Acteur crucial de l’Union durant le dernier quart du 20e siècle, O’Bready s’est montré passionné pour sa ville natale, mais aussi plus largement pour la politique municipale. En 2009, dans le cadre des célébrations de son 90e anniversaire, l’UMQ lui a rendu hommage en inaugurant officiellement la salle Jacques-O’Bready à son siège social, à Montréal.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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