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Fernand Drapeau, la voix de Montréal au sein de l’UMQ

Échevin de Montréal pendant près de 20 ans, Fernand Drapeau a eu une carrière municipale bien remplie. Élu en 1957, il intègre le comité exécutif de la ville en 1960. Cela coïncide avec le retour de Jean Drapeau à la mairie de la métropole. Le célèbre maire de Montréal, qui n’a pas de liens de parenté avec lui, lui confie une tâche cruciale : renouer avec l’UMQ. En effet, la ville choisit de participer plus activement aux activités de l’Union dans le but d’orienter, dans une certaine mesure, ses visées à son avantage.

Son rôle à l’UMQ est clair dès le début : représenter les intérêts de la métropole. Il s’y affaire dès son arrivée comme directeur en 1962. En effet, cette année est marquée par un conflit entre Montréal et la Fédération canadiennes des maires et des municipalités. Jean Drapeau et son équipe considèrent la dynamique entre la Fédération et les municipalités illogique, car ces dernières doivent faire affaire directement avec une instance nationale plutôt que de passer par leur association provinciale, comme il se devrait au sein d’une structure fédérative. La Ville de Montréal décide finalement de se retirer de la Fédération pour cette raison. De son côté, l’UMQ cherche à convaincre Montréal de demeurer dans l’association nationale et joue les arbitres. Pour sa part, Fernand Drapeau remplit le rôle d’intermédiaire entre l’Union et Montréal dans ce dossier. Grâce à sa bonne gestion de la situation, tous les partis en viennent un compromis : la métropole demeure dans la FCMM à condition qu’elle puisse verser sa cotisation annuelle à l’UMQ, et que celle-ci la transmette à l’instance nationale.

Ce n’est toutefois pas la seule fois que Montréal, et Fernand Drapeau, donnent des maux de tête à l’UMQ. Lors des congrès de 1961 et 1962, Drapeau s’oppose au nom de la métropole à une résolution de ses collègues. Celle-ci demande au gouvernement provincial de généraliser à l’ensemble du Québec une taxe de vente de 2 % et de redistribuer les revenus en fonction de la population des différentes villes. Le problème est que seule Montréal en profitait jusqu’alors et que cette généralisation entranerait une perte considérable pour la métropole. Dans le même ordre d’idées, en 1963, l’Union approuve un projet de loi provincial sur la « rénovation urbaine », mais le représentant de Montréal fait savoir la dissidence de sa ville qui sera la plus touchée par cette nouvelle législation.

On ne peut toutefois résumer l’engagement de Drapeau à l’UMQ à un simple rôle de représentativité au nom de Montréal. En effet, il sera très actif dans plusieurs dossiers de l’UMQ et deviendra même président en 1965. En 1966, il amorce même une tournée des régions, car pour lui, il est « toujours agréable de rencontrer les maires des régions de l’UMQ et il se fera toujours un devoir de répondre à l’invitation que voudront bien lui faire les différentes régions ».

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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