Enquête sur la localisation des activités de travail

Montréal, le 12 décembre 2018 – Les économistes, urbanistes et gestionnaires urbains partent en général du principe que le travail se passe dans des bureaux ou autres bâtiments à vocation similaire, ainsi que dans des quartiers eux aussi consacrés à l’activité économique. Cependant, beaucoup de personnes actives sont mobiles, et une bonne partie de leur travail se passe désormais dans un café, chez elles, dans les réseaux de transports, voire dans un espace de co-working : mais nous savons très peu de choses sur ces lieux, et ne savons pas comment les personnes actives ressentent ce désarrimage.

Richard Shearmur, professeur d’urbanisme à McGill, et son étudiante Filipa Pajevic, ont récemment écrit sur ce sujet dans CityLab (en anglais). Il lance maintenant une enquête exploratoire visant à mieux comprendre où ont lieu les activités économiques des personnes actives (y compris le micro-travail, comme la réponse rapide aux courriels) et comment elles ressentent cette nouvelle géographie du travail. Cette enquête mènera à des résultats d’intérêt pour les municipalités dans la mesure où les comportements des citoyennes et citoyens ont des effets importants sur l’utilisation des espaces, des bâtiments, et donc sur les règlements de zonage, l’agencement d’espaces publics, de réseaux de transports, et bien sûr de l’accès au Wifi et à la téléphonie mobile.

Vous êtes invités à répondre à cette enquête du Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises (CRIEM) d’ici la fin décembre 2018, et à la faire circuler auprès de vos collègues, amis et connaissances.