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Élection fédérale –
L’UMQ fait connaître ses demandes en matière de changements climatiques

Montréal, le 3 juillet 2019 – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a profité de la rencontre de son Comité sur les changements climatiques, qui se déroulait aujourd’hui à Montréal, pour réitérer ses demandes pour un partenariat prioritaire entre le gouvernement du Canada et les municipalités en matière de changements climatiques. Les gouvernements de proximité font en effet de l’environnement le sujet central de leur plateforme électorale en vue des prochaines élections fédérales.

Les gouvernements de proximité sont en première ligne des impacts sociaux, économiques et environnementaux causés par les changements climatiques. Consciente de ce rôle important, l’UMQ réclame un nouveau partenariat de gouvernement à gouvernement entre Ottawa et les municipalités.

« Les élections fédérales doivent être l’occasion, pour chaque parti, de nous présenter la place qu’occuperaient les municipalités dans leur plan d’adaptation et de lutte aux changements climatiques. Présentement, elles font beaucoup avec peu et servent de balle de ping-pong dans un jeu de compétences entre le Canada et le Québec. Nous demandons une nouvelle relation qui considère les gouvernements de proximité comme des partenaires de première importance. Avec un financement accru et flexible pour les infrastructures et une réelle reconnaissance de l’autonomie municipale, on peut ensemble atteindre nos objectifs de réduction de GES et bâtir des communautés plus résilientes », a déclaré d’entrée de jeu monsieur Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville.

L’UMQ rappelle que quelque 43 % des émissions de GES du Québec proviennent du secteur des transports, et que sans un important transfert modal de la voiture aux transports collectifs, nous manquerons collectivement le rendez-vous écologique.

« Les municipalités feront partie de la solution, pour autant qu’on leur en donne les moyens. Il faut miser sur ce qui fonctionne. Et ce qui fonctionne, c’est le transport collectif. C’est pourquoi nous réclamons que le prochain gouvernement du Canada débloque des investissements massifs en mobilité durable partout sur le territoire, en y incluant le financement des coûts d’exploitation des réseaux de transport collectif. Après tout, c’est bien beau de nouveaux autobus, mais à quoi serviront-ils si nous n’avons pas les moyens de payer les chauffeurs? », a ajouté madame Suzanne Roy, présidente du Comité sur les changements climatiques de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie.

Des besoins qui se chiffrent en milliards de dollars

L’UMQ dévoilait, en mars dernier, à la veille du Sommet municipal – Résilience Climat, une étude inédite sur les coûts d’adaptation des municipalités aux changements climatiques.

« Les infrastructures municipales auront besoin de beaucoup d’amour. L’étude, réalisée pour le compte du Caucus des grandes villes de l’UMQ, révèle que les besoins à court terme se chiffrent à plus de quatre milliards de dollars. C’est tout un défi, lorsqu’on sait que les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient. Pour nous assurer que les prochains bâtiments municipaux seront à la hauteur de la crise climatique que nous vivons, nous invitons les formations politiques à bonifier de façon importante les programmes fédéraux existants, dont le Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophes, et le plan Investir dans le Canada – Phase 2 », a conclu Monsieur Cusson.

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