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Élection de Francine Ruest Jutras à la présidence de l’UMQ en septembre 2002

Le parcours de Francine Ruest Jutras est inspirant et impressionnant à plusieurs niveaux. Elle débute sa carrière en politique municipale en 1983, devenant alors conseillère municipale de Drummondville. Puis, en 1987, elle en devient la première mairesse, et restera en poste pendant 26 années consécutives. Elle participera activement à la diversification industrielle de la municipalité, en plus d’avoir fait de Drummondville un moteur de croissance important pour l’économie rurale.

Francine Ruest Jutras est très engagée au sein de l’UMQ. Peu de femmes font alors partie de l’administration de l’Union : on peut penser à Marcelle Trépanier, mairesse de Salaberry-de-Valleyfield élue administratrice en 1976 ou encore à Francine Dubé, mairesse de Saint-Romuald, qui en devient en 1992 la première vice-présidente. Élue au conseil d’administration de l’UMQ en 1994, Francine Ruest Jutras devient en 2001 vice-présidente, puis présidente le 15 septembre 2002. Elle marque ainsi l’histoire de l’UMQ en devenant la première présidente de l’histoire de l’Union. Ses deux mandats effectués au cours de la période trouble des fusions municipales sont marqués par son désir de développer des partenariats avec plusieurs associations et par une volonté de travailler avec le gouvernement provincial à un moment où les relations entre lui et l’Union sont tendues. L’un des dossiers qu’elle a eu à traiter est celui de la loi 77 concernant les municipalités régionales de comté (MRC). Elle a notamment participé, avec Roger Nicolet en 2001-2002, à la rédaction du rapport Nicolet/Ruest-Jutras sur les compétences des MRC à caractère urbain et rural, en lien avec cette loi. Elle avait précédemment présidé un comité de consultation permettant la création des MRC au début des années 1980. Bien qu’ayant été rédigé avant son mandat à la présidence, Francine Ruest Jutras est toutefois allée défendre son rapport devant la Commission de l’aménagement du territoire à titre de présidente de l’Union, le projet de loi n’ayant au final adopté que peu de recommandations du rapport.

Elle a joué un rôle important en ce qui concerne l’engagement des femmes au sein du monde municipal. Elle participe activement à la création, en 2004, du Comité femmes et gouvernance de l’UMQ, en collaboration avec le ministère des Affaires municipales, afin d’augmenter la représentativité des femmes au sein des conseils municipaux. Elle en est présidente pendant quelques années, en plus de siéger sur le comité UMQ/FQM sur la démocratie. Elle siège de plus sur le conseil d’administration de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), et a enfin participé à plusieurs missions à l’international en tant que représentante de l’UMQ.

Lors de son départ de la mairie (et par conséquent de l’Union) en 2013, l’UMQ a procédé à la création du Prix Francine-Ruest-Jutras pour reconnaître le leadership des femmes sur la scène politique municipale au Québec. La même année, elle reçoit l’Ordre national du Québec, la plus haute distinction décernée par le gouvernement québécois. Depuis 2013, elle est demeurée assez active, notamment en présidant le conseil d’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) de 2015 à 2017.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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