Droits antidumping sur le papier journal et d’imprimerie du Québec
Les communautés forestières paieront encore le prix du protectionnisme à outrance de l’administration américaine

Montréal, le 14 mars 2018 – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) dénonce fermement la décision rendue hier soir par le département du Commerce américain d’imposer des droits antidumping préliminaires pouvant aller jusqu’à plus de 22 % sur le papier non couché à base de pâte mécanique exporté par le Québec.

« C’est une nouvelle tuile qui s’abat sur les régions forestières du Québec, alors que l’industrie subit déjà les impacts de la baisse de la demande américaine pour le papier journal et d’imprimerie et d’une énième crise sur le bois d’œuvre résineux. Alors que le dernier budget fédéral contenait peu d’engagements pour le secteur forestier, Ottawa doit agir et réaffirmer son soutien envers cette filière économique névralgique pour l’ensemble du Québec », a déclaré le président de l’UMQ et maire de Drummondville, monsieur Alexandre Cusson.

« Le Canada est le plus important producteur de papier journal au monde. L’imposition de droits antidumping sur le papier non couché à base de pâte mécanique est une nouvelle démonstration du protectionnisme à outrance de l’administration américaine et met directement en jeu des milliers d’emplois », a ajouté monsieur Pierre Corbeil, maire de Val-d’Or et président du Comité sur la forêt de l’UMQ.

Rappelons qu’à la suite d’une plainte pour concurrence déloyale déposée par une seule petite entreprise basée dans l’État de Washington, la North Pacific Paper Company (NORPAC), le département du Commerce américain a ouvert, en août dernier, une vaste enquête sur l’importation de papier non couché à base de pâte mécanique, ce qui inclut entre autres le papier journal, le papier d’édition et le papier pour bottins en provenance du Canada.

Soulignons que les membres du Comité sur la forêt de l’UMQ profiteront de leur prochaine réunion le 19 avril prochain, à Gatineau, pour interpeller les députés fédéraux du Québec sur ce dossier et sur d’autres enjeux prioritaires pour les communautés forestières, dont le conflit sur le bois d’œuvre résineux. Le Comité sur la forêt de l’UMQ, créé en 2015, est composé d’une vingtaine d’élues et élus des principales régions forestières du Québec.