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Développement d’un capteur pour faire le suivi de la neige

Publié le 24 novembre 2021

Des toits qui s’effondrent sous le poids de la neige, des mini-avalanches urbaines et des inondations surprises, voilà quelques-unes des conséquences de l’hiver qui pourraient être évitées avec un meilleur suivi de la couverture neigeuse. Le doctorant Mohamed Karim El Oufir, l’associé de recherche Anas El Alem et le professeur Karem Chokmani de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) cherchent justement à développer un capteur capable d’un suivi quotidien. Les résultats de leur recherche sur cette technologie, basée sur le rayonnement infrarouge, ont été publiés dans la revue Remote Sensing.

La neige fait partie intégrante de l’environnement québécois et canadien. Pourtant, son suivi est difficile. « La méthode conventionnelle est de prendre des carottes de neige, ce qui requiert beaucoup de main-d’œuvre et génère des coûts élevés en déplacement sur un vaste territoire. Les mesures sont donc réalisées aux deux semaines seulement, pour des raisons de logistique évidentes », souligne le professeur Chokmani. Un suivi plus fréquent et plus précis permettrait non seulement de savoir quand déneiger les toits, mais également de déterminer si, lors de la fonte, la quantité d’eau maximale est atteinte et pose des risques d’inondation.

L’équipe de recherche prévoit la construction d’un prototype de sonde à bas prix dans les prochains mois. Elle pourrait tracer la densité de la neige au sol en fonction de sa profondeur, et ce, quotidiennement.

Le professeur Chokmani soutient qu’avec ce type de capteur moins coûteux, une plus grande partie du territoire pour être couverte, tout en réduisant les coûts de déplacement et de main-d’œuvre. En effet, cette sonde sera installée une seule fois et connectée par cellulaire, voire par satellite, facilitant ainsi la collecte de données. Les données seront traitées par un algorithme développé via le calcul infonuagique, et les résultats acheminés en temps réels aux usagers. Le chercheur envisage également un fonctionnement à l’énergie solaire.

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