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Déconnexion entre le discours des partis politiques et la réalité économique

Publié le 16 septembre 2021

La présente campagne électorale, qui se déroule au moment où le Canada doit penser l’après-pandémie, représentait l’occasion idéale pour les formations politiques de proposer de nouvelles façons de penser le développement économique et de revisiter nos politiques de main-d’œuvre. Or, force est de constater, en analysant les différentes plateformes électorales, qu’elles ont malheureusement toutes échoué à ce chapitre, déplore Mia Homsy, présidente-directrice générale de l’Institut du Québec. L’exemple le plus patent : les trois principaux partis ont amorcé la campagne en promettant chacun à leur façon de créer un million d’emplois alors que le nombre de postes à combler augmente dans plusieurs régions et pour plusieurs professions. De telles promesses avaient sans doute leur raison d’être à l’époque où le taux de chômage fracassait des records au Canada mais elles sont aujourd’hui déconnectées de la réalité. Face aux défis de 2021, les politiciens auraient plutôt intérêt à proposer une nouvelle vision du développement économique qui place l’employabilité, la formation tout au long de la vie et le développement des compétences de la main-d’œuvre au cœur de leurs engagements. 

Les effets du vieillissement de la population se font sentir et provoquent un resserrement du marché travail au Canada, mais surtout au Québec. Ce phénomène se traduit surtout par une hausse du nombre de personnes âgées par travailleur, une baisse du bassin de travailleurs potentiels dans plusieurs régions et professions, et une pression additionnelle sur les réseaux de santé et les finances publiques. À cela, s’ajoute une accélération du virage numérique qui engendre une véritable course à l’acquisition de nouveaux talents et de compétences numériques.

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