Concertation réussie pour l’eau potable

Saint-Eustache, le 6 mars 2019 – C’est en compagnie du ministre Benoit Charette (Environnement et Lutte contre les changements climatiques) que les villes partenaires du Conseil des bassins versants des Mille-Îles (COBAMIL) se sont rassemblées vendredi dernier pour la signature protocolaire d’une entente historique sur les analyses de vulnérabilité des sources d’eau potable de la rivière des Mille Îles. Le ministre a salué la pertinence de joindre les efforts dans la réalisation de cette étude qui sera effectuée en collaboration avec Polytechnique Montréal. Le COBAMIL a profité de l’occasion pour faire l’inauguration officielle de ses nouveaux bureaux sur le chemin de la Grande-Côte, à Saint-Eustache.

Suite à l’adoption du Règlement sur les prélèvements en eau et leur protection (RPEP) en 2014, le COBAMIL et Polytechnique Montréal ont offert conjointement leurs services pour la réalisation d’une étude sur la vulnérabilité des sources d’alimentation en eau potable situées le long de la rivière des Mille Îles.

Sur un parcours de 42 km de rivière, on dénombre six prises d’eau potable gérées par les villes de Deux-Montagnes, Saint-Eustache, Sainte-Thérèse, Laval, Rosemère et Mascouche/Terrebonne (Régie d’aqueduc intermunicipale des Moulins). Ces prises desservent neuf villes de la couronne nord de Montréal ainsi qu’une partie du territoire lavallois. Afin d’éviter que chacune des municipalités ne duplique ses efforts en produisant une étude couteuse de manière indépendante pour un même territoire, il devenait pertinent de les rassembler afin de ne produire qu’une seule étude pour l’ensemble de la rivière des Mille Îles. Une grande première au Québec!

Le rôle du COBAMIL est d’assurer la coordination de ce projet, de procéder à la collecte d’information et de concerter non seulement les six producteurs d’eau potable, mais également les municipalités non-partenaires situées dans le territoire d’intervention qui devront fournir l’information nécessaire à cette étude.

L’ensemble des villes et des municipalités de la province ne disposant pas nécessairement des ressources techniques et financières pour la réalisation de telles études, le soutien technique d’un organisme et du milieu universitaire est grandement apprécié pour la réalisation de ces livrables à soumettre au Gouvernement du Québec d’ici à 2021. Selon le RPEP, ces études serviront ensuite à produire un plan de protection des sources d’eau potable.