Partager

Charles-Napoléon Dorion et le développement de l’expertise au sein de l’UMQ

Né à Rivière-du-Loup en 1887, Charles-Napoléon Dorion complète sa formation en droit et devient avocat. Très tôt, il s’engage en politique au niveau municipal, devenant maire de Courville dans la région de la Capitale-Nationale en 1926. La même année, il tente sans succès de se faire élire député fédéral pour le Parti conservateur dans le comté de Québec-Montmorency. Il est finalement élu en 1930 et demeure en poste à la Chambre des Communes jusqu’en 1935. Pendant ce temps, il demeure maire de sa municipalité jusqu’en 1936, année où il retourne à la pratique du droit.

Près d’une décennie plus tard, en 1947, il revient à la mairie de Courville pour une période de près de quinze ans. Il intègre l’UMQ en 1952 à titre de directeur, mais gravit rapidement les échelons de la vice-présidence dans les années suivantes. Il est finalement élu président pour le mandat de 1957-58. Par la suite, il demeure un membre actif de l’exécutif jusqu’en 1963.

Les accomplissements de Dorion à l’UMQ sont nombreux, mais son principal exploit consiste en la rédaction du mémoire présenté par l’Union à la Commission Tremblay en 1954. Mandaté par les directeurs pour diriger le comité chargé de produire le document, il est autorisé à faire appel à toute l’expertise qu’il juge nécessaire. L’Union lui fournit également des fonds considérables pour mener à bien le projet, qui coûtera finalement près de 20 000 $ (l’équivalent de près de 195 000 $ de 2019). Assisté par ses collègues Paul Dozois, Gérard Guay, et M. A. Biron, Dorion fait d’abord appel à Jean-Marie Martin, directeur du Centre des Recherches en Sciences sociales de l’Université Laval. Grâce aux contacts de Martin, il parvient à recruter plusieurs économistes et autres spécialistes des affaires municipales. Les travaux du comité durent près d’un an et mènent à la production du plus volumineux mémoire présenté à la Commission, divisé en onze parties. Les recommandations qui y figurent seront réutilisées à profusion par l’Union dans les décennies suivantes tant le travail de Dorion et son équipe était exhaustif et complet.

Parmi ses autres réalisations, il y a d’abord sa contribution à d’autres mémoires présentés par l’Union à l’occasion de commissions royales d’enquête, comme la Commission Gordon et la commission d’examen sur la fiscalité québécoise. Aussi, au cours de son passage à l’UMQ, Dorion a écrit plusieurs articles sur les enjeux du domaine municipal dans la Revue municipale. Aussi, lors du passage de Rosaire Gauthier à la présidence, Dorion l’a remplacé à plusieurs reprises dans ses fonctions, ce dernier étant incommodé par la maladie. Sinon, il s’est engagé dans plusieurs autres comités et au sein de nombreuses délégations.

En résumé, Dorion est un acteur important de l’histoire de l’Union des municipalités du Québec. Que ce soit par le mémoire de la Commission Tremblay, ses articles hebdomadaires ou son engagement concret, il s’est dévoué à vulgariser et diffuser les idées de l’UMQ dans l’optique de convaincre la population et le gouvernement de sa pertinence.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

Suivez-nous