Campagne Municipalités contre le radon

groupeSainte-Julie, le 12 décembre 2016 – L’Association pulmonaire du Québec (APQ) annonçait la semaine dernière le lancement de sa campagne annuelle contre le radon en conférence de presse à la bibliothèque de Sainte-Julie. La mairesse, Madame Suzanne Roy, a été heureuse d’annoncer que Sainte-Julie est la ville-hôte officielle pour la campagne. Docteur Jean-Claude Dessau, porte-parole pour le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) était également présent au lancement de l’initiative. Toutes les autres municipalités voulant se joindre au mouvement ont été invitées à le faire par des actions concrètes en matière de prévention contre l’accumulation de radon dans les bâtiments.

Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle qui provient de la désintégration de l’uranium présent dans la croûte terrestre. On le retrouve partout à la surface du globe. Nous sommes donc quotidiennement exposés à celui-ci, mais de manière non uniforme. Le radon est inodore, incolore et sans saveur. Il est impossible de le détecter par les sens. Le radon peut être inhalé et présenter un risque pour la santé. À l’extérieur, il ne présente aucun danger, car il se dilue rapidement dans l’air ambiant. Par contre, lorsqu’il pénètre dans les habitations, il peut s’accumuler et atteindre des concentrations élevées. À long terme, le seul risque connu lors d’une exposition à des concentrations élevées est de développer un cancer du poumon. Ce risque dépend de la concentration de radon, de la durée d’exposition et des habitudes liées au tabac. En effet, être exposé à la fois au tabac et au radon a un effet quasi multiplicateur sur le risque de développer un cancer du poumon.

Il est possible de mesurer rapidement et à faible coût la concentration de radon dans son domicile. On recommande à chaque propriétaire de mesurer le radon dans sa maison. Il ne faut pas se fier aux résultats des maisons voisines, car les concentrations sont souvent très différentes d’une résidence à l’autre. On conseille une période de test de trois mois minimum, entre octobre et avril. Le dosimètre, petit appareil permettant de mesurer les fluctuations de concentrations de radon, doit être installé au plus bas niveau habité de la maison. Le dosimètre peut être acheté auprès de l’Association pulmonaire du Québec et de CAA-Québec au coût d’environ 40$.

Madame Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie, a également voulu réitérer les actions que la Ville a menées dans le passé en matière de radon pendant la conférence de presse tenue aujourd’hui : « Par son intervention en matière environnementale, la Ville de Sainte-Julie veut offrir un environnement de qualité et assurer le mieux-être de ses citoyens actuels et futurs. Depuis quelques années, la Ville offre aux citoyens le prêt d’appareils de détection du radon à indicateurs rapides, en plus de sensibiliser les écoles du territoire et les citoyens par le biais de conférences et de différents moyens de communication ».

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