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Bonne entente entre l’UMQ et la FCMM lors du congrès de 1964

Le changement de gouvernement provincial qui s’effectue en 1960 est significatif sur plusieurs dossiers menés par l’UMQ. L’Union nationale, dirigé sans interruption par Maurice Duplessis de 1944 à 1959, est remplacée en 1960 par « l’équipe du tonnerre » du Parti libéral de Jean Lesage. Les différentes réformes qu’entreprend le nouveau gouvernement transforment considérablement l’environnement dans lequel évolue l’Union. Si, au final, les principaux dossiers de l’UMQ sont en concordance avec ceux des années 1950, l’un d’eux est relativement nouveau : la question de l’unité nationale.

L’arrivée de Lesage au pouvoir concorde avec une montée du néonationalisme québécois, caractéristique des années 1960. Si l’on est loin du point culminant des référendums de 1980 et de 1995, l’unité nationale fait de plus en plus débat au sein de la société, notamment en raison des valeurs et des réformes prônées par le gouvernement provincial. Nationalisation de plusieurs sociétés, développement de l’économie provinciale ou même le fameux slogan « Maîtres chez nous! » contribuent à des questionnements sur les relations entre le provincial et le fédéral, créant des tensions entre francophones et anglophones.

Dans ce contexte, des tensions entre l’UMQ et la Fédération Canadienne des Maires et des Municipalités (FCMM, aujourd’hui la Fédération canadienne des municipalités) paraissent inévitables. Pourtant, il n’en est pratiquement rien. Si les administrateurs de l’Union mentionnent que le programme de la FCMM sur les célébrations du centenaire de la Confédération ne contient rien d’intéressant pour le Québec, lors du congrès annuel de la Fédération en 1964, le ton est plutôt détendu entre les deux organisations. Le président de l’UMQ, Robert Cauchon salue l’attitude du maire de Victoria, R.B. Wilson, hôte du congrès, qui juge que les revendications des Canadiens-Français sont justifiées et qu’il faudrait faire un effort pour les inclure, ne se sentant pas chez eux à l’extérieur du Québec. Les bonnes relations se poursuivent au-delà de cette rencontre, alors que les dirigeants de l’UMQ organisent une journée d’étude sur les relations intermunicipales à Victoria toujours, dans le but de favoriser l’unité nationale. Cette journée, financée en grande partie par la Commission du Centenaire de la Confédération Canadienne, démontre de la bonne volonté des deux organisations de faire leur part et de se distancer des tensions qui règnent ailleurs au pays.

Pour ne rien manquer des activités entourant le centenaire de l’UMQ, visitez régulièrement la section spéciale du site Web de l’Union au cours des prochains mois et suivez les publications à venir sur les réseaux sociaux par le biais du mot-clic #100ansUMQ.

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