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Annonce du gouvernement du Canada sur le Fonds fédéral de la taxe sur l’essence –
L’UMQ demande une plus grande implication d’Ottawa

Publié le 1 juin 2020

Montréal, le 1er juin 2020 — L’Union des municipalités du Québec (UMQ) souhaite que le gouvernement du Canada fasse sa part dans l’aide nécessaire aux municipalités dans le contexte de la pandémie. Chiffrant les besoins des gouvernements de proximité jusqu’à 1,4 milliard $ seulement pour 2020, l’UMQ juge insuffisante l’annonce sur le Fonds fédéral de la taxe sur l’essence et demande que la capacité fiscale limitée des gouvernements de proximité soit prise en compte.

« L’accélération des investissements fédéraux dans les infrastructures municipales est certes une reconnaissance du rôle important que les municipalités jouent dans un contexte de relance économique. Toutefois, l’annonce du gouvernement du Canada n’aide malheureusement pas les municipalités qui accusent d’importantes pertes de revenus en raison de la COVID-19, et ce qu’importe leur taille ou leur région. Ce n’est pas de l’argent neuf », a déclaré d’entrée de jeu la présidente de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie, madame Suzanne Roy.

L’UMQ souhaite que le gouvernement du Canada participe financièrement au plan d’aide pour les municipalités.

« Les discussions avec le gouvernement du Québec sont déjà amorcées et les travaux avancent. La situation budgétaire pour l’année 2020 n’est que la pointe de l’iceberg. La préparation des budgets pour l’année 2021 est débutée et les enjeux financiers seront considérables. Le mot d’ordre doit être collaboration et agilité entre les trois paliers de gouvernements pour faire face ensemble à une situation qui risque de se dégrader rapidement. C’est pourquoi, la participation du gouvernement fédéral est incontournable», a conclu Madame Roy.

Rappelons que l’UMQ a dévoilé une importante étude sur la situation financière des gouvernements de proximité, qui chiffre l’ensemble des pertes dues à la pandémie de la COVID-19 à entre 787 millions $ et 1,4 milliard $, et ce seulement pour l’année 2020. Alors que plus de 60 % de celles-ci sont attribuables à la chute de revenus du côté des transports collectifs, la baisse des droits de mutation et des permis de construction et de rénovation (250 millions $) et des amendes, contraventions et frais de stationnement (entre 140 millions $ et 160 millions $) représentent également un manque à gagner important.

Les résultats détaillés de l’étude sont disponibles en ligne ici et dans la section spéciale COVID-19 sur le site Web de l’UMQ.

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