Alexandre Thurber, du monde des affaires à celui des municipalités

Montréal, le 27 mars 2019 – Alexandre Thurber, issu d’une famille aisée de marchands montréalais, est promis à un avenir prospère dans le domaine des affaires. Il espère pouvoir suivre les traces de son père et devenir un jour un riche entrepreneur. Il passe d’abord quinze ans comme commis pour la maison Walker avant de devenir manufacturier de ferronnerie. Il finit par occuper des postes importants au sein des plusieurs compagnies manufacturières comme la firme Richard Wilcox Can Company of Canada Limited, la Diamond Expansion Bolt Company, la Stowll Screw Company Limited et la D. W. Bosley Company of Canada.

Il s’engage également dans la sphère municipale. D’abord élu maire de Longueuil en 1915, il demeure à son poste jusqu’en 1925. Il est réélu pour un court mandat en 1933 et 1934 avant de se retirer de la vie municipale. En même temps, il réussit à se faire élire député libéral pour le comté de Chambly en 1923. Il est défait en 1931 mais se fait réélire en 1935 avant de perdre à nouveau l’année suivante.

Son engagement au sein de l’UMQ est important à la fois sur le plan symbolique et structurel. D’abord, il fait partie des membres fondateurs de l’Union. Il occupe en effet le premier le poste de premier vice-président pendant près de 15 ans, soit jusqu’en 1935. Faisant partie du comité exécutif, il participe à de nombreux dossiers chauds comme celui de la municipalisation de l’électricité. Thurber est également engagé dans l’organisation des assises annuelles de l’Union. En effet, entre 1924 et 1934, il fait partie de plusieurs comités liés à cet événement. D’ailleurs, de 1927 à 1931, il est le président du comité de réception, qui se charge de tous les détails entourant cette réunion cruciale pour le bon déroulement des activités courantes de l’UMQ de même que les dossiers qu’elle mène. Il siège également sur le comité des résolutions de 1924 à 1935. Ce dernier est chargé de recevoir et de choisir les résolutions que l’Union soumettra à ses membres, adoptera et défendra auprès du gouvernement provincial.

Durant sa retraite, Thurber n’hésitera pas à critiquer l’évolution de la politique municipale au Québec. Ainsi, dans une entrevue accordée à The Gazette en 1938, il déplore que les politiciens locaux n’aient plus droit au même respect qu’autrefois. Pourtant, selon lui, tout politicien est quelqu’un qui donne beaucoup de son énergie à la population et devrait être reconnu pour son travail. Aussi, il s’en prend à la nouvelle partisanerie politique qui imprègne la classe politique. À ses yeux, il est de plus en plus dur d’être élu pour sa capacité à gouverner car les élections sont dominées par des campagnes de salissage. Il regrette enfin que les politiciens promettent beaucoup mais ne fassent rien une fois au pouvoir. Par son implication et sa vision de la politique municipale, Thurber a marqué son temps.

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